Références Radiophoniques

ATTENTION >
Certaines émissions radiophoniques ont dépassées la date "limite" de lecture [3 ans] par une notification : "Son introuvable". Nous en sommes forts désolés. Mais il est possible de les redemander à la source.


Pour saisir les enjeux, pour savoir quoi penser, pour se faire une opinion personnelle, on a besoin d’être éclairé par d’autres et d’écouter silencieusement des conversations qui prennent leur temps et qui problématisent le monde.

>PHILO ERGO SUM

Questionner le sens, prendre de la distance, développer l’esprit critique ! comment, en suscitant des interrogations, la philosophie peut-elle aider à vivre ?

07 Juin 2013 > diffusion radiophonique « Les Matins » > PIXEL.

> ROLAND BARTHES - MARCEL PROUST

Anniversaire Marcel Proust
La leçon de Marcel Proust selon Roland Barthes
Par Robert Valette
Réalisation, Georges Gravier
1ère diffusion : 09/12/1963

> FRANÇOIS MIQUET MARTY

Crise : et si les Français étaient en train de changer d’avis ?
Sociologue et sondeur, François Miquet-Marty est président de Viavoice, institut d’études et de conseil en opinions.
Collaboration à la Revue « ESPRIT »
Ouvrage : « Les nouvelles passions françaises » c/o Michalon

La crise des valeurs....
06 / 09 / 2013

> RAPHAEL ENTHOVEN - LIRE PROUST

Philosophe et producteur du Gai Savoir tous les dimanches 16 heures sur France Culture, il présente également Philosophie sur Arte. Il vient de publier un Dictionnaire amoureux de Marcel Proust, avec son père Jean-Paul Enthoven, chez Plon.
"Lire Proust c’est rendre le monde beaucoup plus intéressant et donne au monde une intensité qu’il n’avait pas jusque-là."

Raphaël Enthoven nous éclaire aussi sur l’aspect visionnaire de l’auteur d’à la recherche du temps perdu. Selon lui, Proust avait tout compris à la Mondialisation et imaginé la visio téléphonie cent ans avant Skype !

"Il est intéressant de voir comment chez Proust les synesthésies, la façon dont les parfums, les couleurs et les sons, se répondent produisent l’impression d’un téléphone qui sera chargé d’une image."

> TOBIE NATHAN - AMOUR

Cette semaine, Dominique Souchier reçoit l’ethnopsychiatre Tobie Nathan. Et c’est une fois pour toutes.

- Comment le rendre amoureux / Comment la rendre amoureuse ?
- Qu’est-ce que la "culture du quiconque" ?
- Qu’apprend-on dans Plus belle la vie ?

> CHRISTIAN BOBIN - LA CONFIANCE

Christian Bobin, poète ayant fait des études de philosophie. Il habite au Creusot, dans une maison au cœur de la forêt, où il se consacre entièrement à l’écriture. Il a écrit de nombreux recueils dont La part manquante chez Gallimard et le dernier qui vient de sortir aux éditions de l’iconoclaste L’homme joie.

LECTURES
L’homme joie de Christian Bobin chez L’iconoclaste

MUSIQUE :
- Les Philistins de Georges Brassens
- Crépuscule with Nellie de Télonious Monk

> RAYMOND DEPARDON L’ARPENTEUR

Le photographe arpenteur de la planète, Raymon Depardon vient nous parler de son travail et de ce qui fait la particularité de sa photographie à l’occasion de l’exposition "Un moment si doux" qui lui est consacrée, au Grand Palais jusqu’au 10 février 2014.

> NICOLAS PHILIBERT & LAURE ADLER

Laure Adler reçoit Nicolas Philibert, réalisateur et cinéaste dans son émission France Culture : Hors Champs

>PIERRE LEVY, L’INTELLIGENCE COLLECTIVE

Place de la Toile Xavier de la Porte

Pierre Lévy est titulaire de la chaire de recherche du Canada en Intelligence collective à l’Université d’Ottawa et membre de la société royale du Canada. Ce qui explique qu’on le voit assez peu en France.

Pierre Lévy a développé cette question, dans de nombreux ouvrages

L’intelligence collective. Pour une anthropologie du cyberespace

(paru en 1994), jusqu’au premier tome de

La Sphère sémantique

, paru il y a deux ans. En passant par

Cyberdémocratie

, paru en 2002.

> PIERRE MICHEL MENGER - SOCIOLOGUE DU TRAVAIL CREATEUR

Pierre Michel Menger Sociologue et Directeur d’études à l’EHESS Titulaire de la Nouvelle chaire de Sociologie du Travail Créateur Auteur : Les intermittents du spectacle. Sociologie du travail flexible, EHESS, coll. « Cas de figure », nouvelle édition 2011

>LA REVOLUTION NUMERIQUE - BRUNO PATINO - CEDRIC BIAGINI


Cartable électronique, e-book, tablette tactile, Facebook, Twitter, smartphone, etc. Le déferlement technologique bouleverse notre rapport au monde, aux autres et à nous-mêmes. Cédric Biagini présentera son essai "L’emprise numérique. Comment Internet et les nouvelles technologies ont colonisé nos vies" Editions L’échappée.

Bruno Patino, le 28 janvier 2013, a été nommé directeur général délégué aux programmes, aux antennes et aux développements numériques à France télévision.
Il a écrit un livre sur les transformations anthropologiques, sociales et économiques, induites par l’entrée dans l’ère du numérique. « La condition numérique  » (Grasset 2013)

> TRANSMETTRE, APPRENDRE - MARCEL GAUCHET


Nous sommes dans un moment de recomposition. Nous avons à faire le bilan et à trouver un nouvel équilibre pédagogique entre des exigences contradictoires mais complémentaires.

La technique nous oblige à repenser, de façon tout à fait quotidienne, l’articulation entre la transmission et l’acte d’apprendre.

Si on veut une tête bien faite, il faut qu’elle soit bien pleine. Le monde du numérique risque de nous fabriquer des têtes bien pleines à l’intérieur desquelles règne un désordre complet. Nous allons repenser un débat qui dure depuis le XVIe siècle mais qui est aujourd’hui dépassé.

L’usage du langage est en train de connaître une transformation profonde dans un univers de socialisation qui a lui-même été profondément modifié.

L’école, c’est le lieu du futur. C’est une institution aujourd’hui travaillée par la désinstitutionalisation.

Apprendre, qu’est-ce que cela veut dire ? Qu’est-ce que cela suppose ? Par quelles voies cela passe-t-il ? À ces questions, l’école contemporaine apporte une réponse catégorique : l’école traditionnelle s’est trompée, elle a voulu transmettre des connaissances détenues par un maître en les inculquant à des élèves passifs. Cette pédagogie de l’imposition ne marche pas. Il faut lui substituer une pédagogie active faisant de l’enfant l’acteur de la construction de ses savoirs.
Nous sommes au moment où cette réponse se révèle aussi fausse, dans sa demi-vérité, que la philosophie antérieure. Tout est à reprendre. C’est le problème fondamental de l’école d’aujourd’hui, plongée dans une incertitude complète sur la nature de l’opération qu’il lui revient d’effectuer.
C’est le problème que ce livre s’efforce d’éclairer. D’abord, en dégageant les origines historiques de ce nouveau modèle pédagogique. Ensuite, en en montrant par plusieurs exemples les limites. Enfin et surtout, en instaurant une réflexion sur cette expérience primordiale dont les adultes refoulent le souvenir : la difficulté d’apprendre, qui ne se sépare pas de la nécessité d’une transmission. À quelles conditions, de quelle manière, par quels dispositifs, une telle transmission est-elle possible ? Il ne s’agit pas ici d’apporter des solutions toutes faites, mais de contribuer à dessiner le cadre d’une entreprise nécessaire de refondation.

> LA VIE A DEUX : CLAUDE HABIB - PASCAL BRUCKNER

Claude Habib, professeur à l’Université Paris III et spécialiste de la littérature du XVIIIème siècle. Pascal Bruckner, romancier et essayiste.
La beauté des commencements. Il faut savoir savoir s’ennuyer à deux ... L’éloge de l’ennui.

> EMMANUEL LEVINAS, PENSEUR DE L’AMOUR

Jean-Luc Nancy, philosophe
Didier Franck, philosophe et enseignant

L’un-pour-l’autre : Levinas et la signification
Nous avons le devoir, mais aussi le besoin, de parvenir à une véritable édition des OEuvres complètesd’Emmanuel Levinas. La découverte d’une masse considérable et inexplorée d’inédits rend cette entreprise plus nécessaire encore. C’est un vaste chantier qui exigera du temps ainsi que la collaboration de tous les connaisseurs de l’oeuvre. Ainsi la pensée de Levinas sera-t-elle préservée des risques d’une interprétation arbitraire ou idéologique.
Jean-Luc Marion, de l’Académie française, Coordinateur du comité scientifique

L’un-pour-l’autre : Levinas et la signification
De manière ou d’autre, l’être est toujours dit et ce dit ne va pas sans un dire qui est proposition faite à autrui, exposition de l’un à l’autre, l’un-pour-l’autre où prend corps la structure formelle du signe.

Dès lors que la signification trouve sa concrétisation par excellence dans mon rapport à autrui comme visage portant la trace de l’infini, l’être lui-même en reçoit-il son sens et peut-il être compris depuis l’autrement qu’être ?

Et si cette analyse du sens relève de ce que Levinas nomme l’intrigue de l’infini, ne permet-elle pas encore d’entendre le mot « Dieu » indépendamment de toute ontologie comme de toute théologie ?
Didier Franck

> LES CODEURS A L’ECOLE ?

"Il faut enseigner la programmation informatique à l’école"

Ils sont les forces vives de l’innovation en France : les " codeurs ", autrement dit, les développeurs informatiques. Et pourtant, ils seraient délaissés ce qui pousserait même certains à partir à l’étranger. Un rapport sur les développeurs vient d’être remis au gouvernement par Tariq Krim.

Tariq Krim est entrepreneur (Netvibes, Jolicloud) et vice-président du Conseil National Numérique. « Je crois aux personnes pas aux structures »

Rapport de Tariq Krim from Xavier Biseul

> FOSTER : UN MASTER POUR EDUQUER A L’ERE NUMERIQUE

Vos enfants n’apprendront pas comme vous avez appris. Le numérique est en effet en train de rebattre les cartes de la maternelle à l’université. Mais comment tirer profit de cette mutation ? Comment mieux accompagner les professionnels qui vont inventer cette éducation de demain ? C’est l’objectif d’une nouvelle formation, le master Foster. On en parle avec Sophie Pène.

ECOUTER >
http://95.81.147.19/1U4Dx7AEJcrFvLQv-87kKpp3Z8i3MwPyVCCM=/podcast09/11618-14.05.2014-ITEMA_20627415-0.mp3

Pour en savoir plus :
- sur Sophie Pène
- sur le master Foster.

Extrait de la présentation :

"La société numérique est une société de la connaissance. Chacun dans la mesure du possible "apprend à apprendre" par le web. De nombreuses expériences ont montré que des jeunes étaient capables de s’organiser pour apprendre, collectivement, à partir de ressources numériques, et parviennent parfois seuls, parfois avec l’aide de mentors, à des niveaux de compétences très élevés. Qu’il s’agisse de lutte contre les inégalités face au savoir ou de science d’excellence, les conclusions se rapprochent : apprendre, et enseigner sont des compétences en transformation.

Sous l’effet du Web, du traitement automatisé de l’information, des possibilités de partage et de recherche collective offertes par les réseaux sociaux et la participation citoyenne, de l’accélération de la création de connaissances et de la massification des données, mais aussi de la montée en puissance de nouvelles formes de raisonnement (pensée algorithmique) et de la ludification des pratiques (goût du défi, émulation collective, récompenses), éduquer et instruire relèvent de dynamiques nouvelles. L’éducation et la recherche académique classique s’en trouvent déstabilisées tandis qu’un riche écosystème d’entreprises sociales, d’ONG, d’associations montre que des expérimentations alternatives apportent nombre d’idées et de solutions nouvelles."

- sur CIY Education
- sur le Centre de recherches interdisciplinaires

> ETRE EN MOUVEMENT

Les racines du ciel - Frédéric Lenoir - Leili Anvar
"Ces épreuves qui nous font grandir"

avec Nathalie Sarthou-Lajus et Sylvie Germain
co-auteurs de « 5 éloges de l’épreuve » chez albin michel

Nathalie Sarthou-Lajus est actuellement rédactrice en chef adjointe de la revue Études. Philosophe, elle a publié La Culpabilité (Armand Colin, 2002), La Défaite de la volonté (avec Jacques Arènes, Le Seuil, 2005) et Éloge de la dette (PUF, 2012). Elle collabore au Monde des Livres, pour les questions de religion.

Sylvie Germain, depuis presque trente ans elle construit une œuvre singulière imposante et cohérente. Couronnée de nombreux prix littéraires : Prix Femina en 1989 pour Jours de colère, Grand Prix Jean Giono en 1998 pour Tobie des Marais, Prix Goncourt des lycéens en 2005 pour Magnus, Prix Jean Monnet de littérature européenne en 2012 et Grand Prix SGDL de littérature 2012 pour l’ensemble de son œuvre, elle a publié aux éditions Albin Michel trois romans : Magnus (2005), L’inaperçu (2008), Hors champ (2009), un hommage à ses parents : Le monde sans vous (2011) et un retour sur son parcours d’écriture : Rendez-vous nomades (2012). Elle vit et travaille à Angoulême. Elle voyage souvent, invitée pour des conférences aux quatre coins de France et du monde. Elle vient d’être élue à l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique au fauteuil de Dominique Rolin.

> L’ECONOMIE COLLABORATIVE

Place de la toile - Xavier de la Porte - FRANCE CULTURE

Il y a des moments où l’actualité se fait pressante. Une myriade de services, plus ou moins connus, plus ou moins utiles, qui s’imposent dans notre vie : sites de partage de logements, de locaux, de véhicules, plateformes de financement participatif… Une conférence internationale qui se déroule dans deux jours à Paris (du 5 au 7 mai), organisée par un think tank du nom de Ouishare, et entièrement dédiés à l’économie collaborative. Un documentaire programmé sur Canal Plus le 7 mai prochain et qui s’intéresse à toute cette économie reposant sur le partage et dont Internet est la plateforme d’organisation. Tout nous presse à nous intéresser à cette question autour de laquelle on a souvent tourné sans l’affronter. L’économie collaborative, c’est quoi exactement ? Au-delà de la description des formes prises par ce champ, et de ses limites, beaucoup de questions se posent : sur quels substrats politiques et sociaux repose-t-il ? Quelle est la part de la technologie dans ce substrat ? Quels liens avec le reste de l’économie ? L’économie collaborative est-elle non marchande ? Est-elle vouée à s’étendre au point de concurrencer l’autre économie ? Est-elle vraiment nouvelle ? Est-elle vraiment révolutionnaire ?

Benjamin Tincq
Co-fondateur de OuiShare qui est un collectif et un think tank citoyen, né à Paris, qui fédère une communauté international d’acteurs, penseurs et passionnés de l’économie collaborative (présent dans 20 pays). En ce moment-même un espace grand public à la Foire de Paris, le OuiShare Village. @btincq.

Valérie Peugeot
Chercheuse à l’Orange Labs, présidente de l’association Vecam (qui s’intéresse aux questions sociales et politiques en rapport avec les technologies, et en particulier à la question des biens communs) et membre du Conseil National du Numérique. @valeriepeugeot.

Nicolas Colin
Ingénieur, énarque, entrepreneur, membre de la CNIL et co-auteur du désormais célébrissime rapport Colin et Collin sur la fiscalité numérique (PDF). @nicolas_colin.

> L’HOMME ORCHESTRE

SUR ECOUTE - ELIZABETH TCHOUNGUI

Sur écoute gravite autour de Jacques Attali, un Homme Orchestre avec en invité, le pianiste Yaron Herman

Jacques Attali, économiste et écrivain est également Président de la Fondation PlaNet Finance. Mélomane affirmé, aux talents de Chef d’orchestre, auteur notamment de l’essai Bruits, aux PUF. Il vient de publier Notre vie, disent-ils, chez Fayard.
Il sera accompagné de l’artiste Yaron Herman, pianiste de Jazz israélien, qu’il admire. Yaron Herman sort son prochain album le 5 juin 2014 avec Adam Baldych, The New Direction chez Harmonia Mundi. Son dernier album s’intitule Alter Ego, sorti en 2012 chez Act Records.

REF : MAX COOPER - STEVE REICH - PHIL GLASS

> MARCELINE LORIDAN

Un autre jour est possible : Tewfik Hakem

Marceline Loridan : "Le 17ème parallèle" / Série "L’Indochine : 60 ans après"
En écho à notre série, la cinéaste engagée Marceline Loridan-Ivens relate ses souvenirs des tournages qu’elle et son mari Joris Ivens ont consacré au vietnam au mitan des années 60 dans un magnifique film documentaire, "Le 17ème parallèle".

> JEAN-LUC GODARD 1 : "AUTISTE DE HAUT NIVEAU"

En compétition à Cannes avec le film "Adieu au langage", mais absent de la Croisette, le cinéaste a accordé une interview exclusive à Patrick Cohen.

Jean-Luc Godard est un cinéaste franco-suisse, né le 3 décembre 1930 à Paris. Il est tout à la fois réalisateur, scénariste, dialoguiste, acteur, monteur, producteur et écrivain, critique et théoricien du cinéma.

Chef de file de la Nouvelle Vague, cinéaste engagé après 1968, expérimentateur vidéo dans la seconde partie des années 1970, son œuvre évolue à partir des années 1980-1990 vers le collage poétique, faits de références, de citations et d’hommages aux maîtres de l’histoire de la peinture, de la littérature, de la poésie et de la musique.

Par son approche radicale, entière et provocatrice, Jean-Luc Godard est un des cinéastes les plus influents. La liste des cinéastes se réclamant de son influence est longue : Quentin Tarantino, Martin Scorsese, Bernardo Bertolucci, Arthur Penn, Hal Hartley, Richard Linklater, Gregg Araki, John Woo, Mike Figgis, Robert Altman, Steven Soderbergh, Richard Lester, Jim Jarmusch, Rainer Werner Fassbinder, Brian De Palma, Wim Wenders, Oliver Stone ou Ken Loach...

Lors de la remise de son Oscar en novembre 2010, le scénariste Phil Alden Robinson a déclaré : « Godard a changé la façon d’écrire, de réaliser, de tourner et de monter. Il n’a pas seulement bouleversé les règles. Il les a écrasées en voiture avant de repasser dessus en marche arrière pour être sûr qu’elles soient bien mortes.

Cette filmographie reprend celle établie pour Jean-Luc Godard - Documents, publié en mai 2006 par le Centre Georges Pompidou à l’occasion de l’événement Jean-Luc Godard.

> LA MORT MODERNE ET LA REPARATION DES VIVANTS

Laura Bossi-Régnier, médecin et neurologue de formation, historienne des sciences, Laura Bossi a d’abord conduit des recherches sur l’épilepsie et sur les maladies neurodégénératives
Maylis de Kerangal, ecrivain

> JEAN-LUC GODARD 2 : "AU CONTRAIRE"

Dans un entretien exclusif à la RTS, le réalisateur franco-suisse Jean-Luc Godard livre sa relation avec le festival cannois où son film "Adieu au langage" est en compétition.
Jean-Luc Godard exclut d’aller à Cannes pour son film "Adieu au langage", présenté en compétition, même s’il reçoit la Palme d’Or cette année. Le cinéaste franco-suisse s’explique dans un entretien exclusif accordé à Darius Rochebin. Il ne veut pas de prix "pour l’ensemble de sa carrière" et pourrait donner la Palme à son conseiller fiscal s’il la reçoit.

Contrairement à l’annonce de sa venue au Festival de Cannes, le réalisateur Jean-Luc Godard entend rester à Rolle, au bord du Léman. "Rien" ne pourra le convaincre, même si on vient le chercher à sa porte.

"Esprit de contradiction"
"Par esprit de contradiction, j’aimerais mieux qu’il n’y ait aucun prix. Qu’ils ne soient pas obligés de donner un petit prix, en général pour l’ensemble de sa carrière, ou des choses comme ça, que je sens un peu désobligeant aujourd’hui. J’en ai déjà eu 5 ou 6, j’ai même eu un Oscar", déclare le cinéaste à la RTS.

Si la Palme lui est amenée, Jean-Luc Godard affirme même qu’il pourrait la donner à son conseiller fiscal, comme il dit l’avoir déjà fait de son Oscar. "Il m’a dit ’est-ce que je peux l’avoir ?’ Je lui ai dit ’bien sûr.’"

"La Palme du mal"
Jean-Luc Godard aurait eu plaisir à recevoir la Palme dans sa jeunesse. "A une autre époque, il y a 30 ou 40 ans, j’eusse souhaité d’obtenir la Palme", dit-il, "mais cela m’aurait sans doute fait du mal, et je suis heureux d’avoir évité ce mal aujourd’hui".

Dans l’entretien à venir dans l’émission "Pardonnez-moi" sur la RTS, le cinéaste de 83 ans se dit aussi disposé à recourir au suicide assisté en cas de maladie, mais dit garder intact le plaisir de la "dispute" et déclare : "Je me suis beaucoup amusé."

RTSinfo

>LES FRONTIERES REGIS DEBRAY - GABRIEL ROBIN

Régis Debray, philosophe, écrivain, haut fonctionnaire et universitaire. Il est l’auteur d’Eloge des fontières, réédité en 2013 (Collection Folio, Gallimard)
Gabriel Robin, ambassadeur de France, ancien directeur des Affaires politiques au MAE, ancien ambassadeur auprès de l’OTAN

>LE TRAVAIL,SA VALEUR, SON EVALUATION - P.M MENGER

Pierre-Michel Menger, chaire "Sociologie du travail créateur"

http://www.college-de-france.fr/site/pierre-michel-menger/#course

> IRCAM - LE MANIFESTE

L’Ircam, l’Institut de recherche et de coordination acoustique musique, au centre Pompidou, ouvre son festival "Manifeste 2014". Pour en parler Franck Madlener, directeur de l’Ircam.

VOTRE FRANCE INFO par Bernard Thomasson mardi 10 juin 2014

Ecouter en MP3 [cliquer sur l’image]

L’Ircam est le plus grand centre de recherche publique dédiée au son. "Pour qu’un artiste puisse rêver, il faut que l’on puisse lui offrir les nouvelles pratiques d’aujourd’hui," explique Franck Madlener. "La question du son est essentielle."

"Le festival Manifeste 2014 a pour ambition de mettre la musique et la question de l’interprète et de la technologie au centre de notre focus. C’est très électronique. Nous avons pris comme thématique la transgression et nous avons de grandes figures qui signent des projets inouïs."

Transgresser : affirmer simultanément une limite et son effraction, la loi et le désir. Ce geste esthétique, philosophique et politique aiguise le festival et l’académie pluridisciplinaire de l’Ircam. Quelles transgressions aujourd’hui ? Parmi les singularités sauvages de ManiFeste-2014, Pierre Guyotat par Stanislas Nordey, Georges Aperghis croisant Samuel Beckett, la voix de Michel Foucault et la figure du chef-compositeur transgressant la séparation entre interprète et concepteur. Irruption du geste ou intégration harmonique, cette ligne de fracture traverse tout le festival : Xenakis, Czernowin ou Cendo face à Benjamin, Haas et Leroux. Portes ouvertes sur un festival éminemment électrique.

> La question des intermittents : pourquoi ces saltimbanques ne sont pas des profiteurs

> LES REGARDEURS - MAGRITTE

par Jean de Loisy, Sandra Adam-Couralet

Le Stropiat, 1947, huile sur toile, 60 x 50 cm © COLLECTION CHRISTINE ET ISY BRACHOT, BRUXELLES

Aujourd’hui nous regardons une œuvre de René Magritte intitulée Le Stropiat de 1947, peinture qui appartient à ce qu’on appelle la période « vache » de Magritte, qui ne dura que quelques mois, et donna lieu à de nombreuses incompréhensions car les huiles et les gouaches qu’il exécuta alors étaient très loin de l’aspect froid et net des peintures exécutées auparavant.
Soutenu par Louis Scutenaire, son ami écrivain et poète belge, dans cette « remise en jeu » de son propre art, il exacerbe ici son irrespect vis-à-vis des choses établies.
Louis Scutenaire, notre regardeur donc, qui expérimente lui-même dans l’écriture ce massacre, ce désordre libérateur, et qui est bientôt le seul à soutenir Magritte dans ce qu’on a pris à l’époque pour une incartade.
Pour en parler, nous recevons l’artiste François Curlet
et Bernard Marcadé.

Signalons en ce moment et jusqu’au 1er juin 2014, l’exposition "Magritte : The Mystery of the Ordinary, 1926–1938", à la Menil Collection, Houston, USA.

Sur René Magritte
http://fr.wikipedia.org/wiki/René_Magritte

> LES REGARDEURS - HENRI CARTIER BRESSON

par Jean de Loisy, Sandra Adam-Couralet

L’INSTANT DECISIF

Rue d’Alesia, Paris, 1961 HENRI CARTIER-BRESSON © HENRI CARTIER-BRESSON/MAGNUM PHOTOS, COURTESY FONDATION HENRI CARTIER-BRESSON
Nous regarderons plus particulièrement une photographie, présente au cœur de l’exposition, réalisée par Henri Cartier-Bresson en 1961, où l’on voit Alberto Giacometti, près de son atelier, rue d’Alésia, à Paris.

" L’appareil photographique est pour moi un carnet de croquis, l’instrument de l’intuition et de la spontanéité, le maître de l’instant qui, en termes visuels, questionne et décide à la fois. Pour " signifier " le monde, il faut se sentir impliqué dans ce que l’on découpe à travers le viseur. Cette attitude exige de la concentration, de la sensibilité, un sens de la géométrie. C’est par une économie de moyens et surtout un oubli de soi-même que l’on arrive à la simplicité d’expression.
Photographier : c’est retenir son souffle quand toutes nos facultés convergent pour capter la réalité fuyante ; c’est alors que la saisie d’une image est une grande joie physique et intellectuelle.
Photographier, c’est mettre sur la même ligne de mire la tête, l’œil et le cœur. C’est une façon de vivre."
Henri Cartier-Bresson

Pour en parler, je reçois dans notre émission le photographe Patrick Faigenbaum qui a justement 
remporté le 10 juin dernier le prestigieux Prix Henri Cartier-Bresson. Il sera aujourd’hui notre regardeur contemporain.
Nous recevons également Agnès Sire, directrice de la Fondation Henri Cartier-Bresson à Paris depuis 2004.
Durant l’émission, nous entendrons aussi les propos de Clément Chéroux, commissaire de l’exposition Cartier-Bresson au Centre Pompidou, propos recueillis par Sandra Adam.

Musique :
Cubist Blues - 1996 album réalisé par Allan Vega / Alex Chilton et Ben Vaugh.

Lecture des textes :
Lara Brühl

> DES TENEBRES A LA JOIE - MAGDA HOLLANDER LAFON

par Frédéric Lenoir et Lelli Anvar

Ce livre n’est pas un témoignage sur la Shoah, mais une méditation sur la vie. À seize ans, Magda Hollander-Lafon a été plongée dans un monde de ténèbres : juive hongroise, elle a été déportée à Auschwitz-Birkenau en 1944 avec sa famille, qui y a péri. Arrachées à cette expérience de la mort, ces pages sont nées d’une longue traversée tissée de renaissances. La première fut le don de quatre petits bouts de pain offerts à l’adolescente par une mourante dans le camp.

L’homme est capable du pire, mais c’est au meilleur qu’appelle Magda Hollander-Lafon, c’est-à-dire à la joie. Une joie spirituelle ravie à la désespérance, volée à l’enfer qui a failli l’engloutir, nourrie par une vie de foi et de rencontres d’âme à âme. Une joie dont elle partage ici toute la fécondité et qui resplendit en un vibrant appel à devenir créateur de sa vie.

> YVES BONNEFOY - LA PHOTOGRAPHIE

Yves Bonnefoy : Poésie et photographie (Galilée) / Revue Conférence N°38
par Jacques Munier

"C’est là que se conjuguent dans leurs effets poésie et photographie. Leur langage commun, selon Yves Bonnefoy qui invente ici une nouvelle figure de rhétorique, c’est celui de l’insinuation. L’insinuation – dit-il – « est ce rien par quoi risquent de s’effondrer les croyances, les certitudes ». Des idées, des intuitions, des pressentiments qui sapent, comme dirait Nietzsche, l’édifice de nos grands systèmes de représentation... Dans « l’éternel bal masqué de ce que je nomme image » ajoute Bonnefoy, « on est ici au début de cette levée des interdits visuels qui va caractériser le XXe siècle. Un désastre qui va faire corps, littéralement, avec la photographie de reportage, débordante de scènes que même l’art assyrien ou aztèque aurait censurées " Jacques Munier

Revue Conférence N°38
http://www.revue-conference.com/sommaire-de-la-revue-conference/

Une revue littéraire, où Yves Bonnefoy avait fait paraître sa traduction de « Dix-neuf sonnets de Pétrarque », mais qui publie aussi des essais, comme dans cette livraison les « Notes sur Venise » avec la présentation de Christophe Carraud, qui est le directeur de la publication. On y trouvera donc des écrivains vénitiens : Franco Mancuso, Hélène Ferruzzi, Maria Luisa Semi, Marina Zanaggo. Et à propos de lumière à Venise, voici ce que dit le poète Diego Valeri, l’auteur d’un Guide sentimental de Venise : « Venise n’est jamais arrêtée : car l’air et l’eau, unis en une seule lumière et en mille autres, ne cessent jamais de la créer et de la recréer »

> MICHEL ONFRAY

Michel Onfray : "Il faudrait des comités d’éthique pour rappeler qu’on ne peut pas tout dire"
Patrick Cohen reçoit le philosophe Michel Onfray pour s’entretenir sur la crise morale et politique que traverse la France.

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Michel Onfray est né le 1er janvier 1959 à Argentan (Orne). Fils d’un ouvrier agricole et d’une femme de ménage, il est placé dans un orphelinat à dix-ans chez des prêtres salésiens. Marqué par la « fracture métaphysique de Mai 1968 », par ses lectures du philosophe François Châtelet ou du penseur libertaire Daniel Guérin, Michel Onfray entreprend des études de lettres puis découvre la philosophie antique (Epicure, Cyniques, Lucrèce), par l’intermédiaire de maîtres tels que Lucien Jerphagnon et Pierre Hadot. Après l’obtention d’un doctorat, il enseigne dans un lycée technique de Caen de 1983 à 2002 puis démissionne de l’Education Nationale en 2002 avec une certaine « jubilation », ne supportant plus « la police qui l’accompagne, faite de petits chefs et de frustrés qui n’aiment ni les élèves ni la transmission du savoir ». (Nouvel Observateur, sept 2002). Il fonde en 2002, l’Université populaire de Caen, pour « descendre la philosophie dans la rue mais sans la mettre sur le trottoir ».

Il consacre son premier livre au philosophe français Georges Palante (Georges Palante, essai sur un nietzschéen de gauche, Ed.Folles Avoines 1989), ouvrage considéré par M.Onfray comme le « point d’ancrage de son individualisme ». Son second essai, Le Ventre des philosophes (1989), envoyé par la poste aux éditions Grasset et consacré aux rapports entre philosophie et gastronomie, est le premier d’une série célébrant la philosophie hédoniste (du grec hédonè « plaisir ») résumée selon Michel Onfray, dans cette maxime de Chamfort : « Jouis et fais jouir sans faire de mal ni à toi ni à personne, voilà toute morale ». Partisan d’une philosophie matérialiste athée et d’une sagesse pratique qui accorde le « primat du corps sur l’esprit », Michel Onfray réactive une tradition philosophique qui va des Cyniques à Nietzsche, « Sois le maître et le sculpteur de toi-même ».

Il consacre plusieurs ouvrages sur les « potentialités hédonistes » sur des terrains aussi divers que la célébration des sens (L’art de jouir 1991, La Raison Gourmande 1995, L’invention du plaisir 2002), la morale (La sculpture de soi 1993, Cynismes 1990), la politique (Politique du rebelle, 1997), l’érotique (Théorie du corps amoureux 2000), la bioéthique (Fééries anatomiques, Généalogie du corps faustien, 2003), ainsi qu’un Journal hédoniste en quatre tomes (1996-2007). Adversaire des monothéismes, responsables selon Michel Onfray, du « refus du corps » et du « mépris de la chair », Michel Onfray publie en 2005 son Traité d’athéologie (Grasset, vendu à 280 000 ex), un livre polémique dans lequel il prône un « athéisme postchrétien ».

En 2010 Michel Onfray affole le monde de la psychanalyse en publiant Le crépuscule d’une idole (Grasset, 100 000 ex), une attaque contre Sigmund Freud qualifié de « chamane » et de « guérisseur »…

Philosophe médiatique, auteur d’une œuvre importante traduite dans une trentaine de langues, Michel Onfray a créé en 2006 à Argentan, l’Université populaire du goût, afin que « des gens de toutes conditions apprennent à retrouver le goût des choses… »

> LE MONTAGE ANATOMIE DU FILM

Le secret de la salle de montage Jacques Munier
"le raccord juste"

> JEAN-PIERRE RICHARD

Jean-Pierre Richard, né à Marseille le 15 juillet 1922, est un écrivain et critique français.Il est entré à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm en 1941, a été agrégé de lettres en 1945, et est devenu docteur ès lettres en 1962. Il a enseigné la littérature dans des universités étrangères en Écosse (1946-1948), à Londres (1949-1958), et à l’Institut Français de Madrid dans les années 19601. Il a été élu à l’université de Paris IV en 1978.

Depuis la parution de Littérature et Sensation (1954) il n’a cessé d’explorer le lien qui unit, chez des écrivains du 19e et du 20e siècle, l’écriture et l’expérience intime du monde. Ainsi, à propos de Stendhal, Flaubert, Fromentin et les Goncourt, auxquels est consacré ce premier essai, il met au jour l’importance de l’univers matériel et des sensations qu’il définit. Dans Poésie et Profondeur, il précise l’enjeu de son étude : retrouver le « moment premier de la création littéraire » ; saisir l’instant où d’un même projet se construisent l’homme, l’écrivain et l’œuvre.

> ANTOINE VITEZ

Antoine Vitez, 20 ans après. Encore inconnu, cette emission radiophonique produite par Lucien Attoun, lui est consacrée. Robert Abirached critique de théâtre, essayiste, converse avec Antoine Vitez à propos d’Electre de Sophocle, mise en scène sur la scène nationale de Caen en 1966.

antoine vitez 1

Antoine Vitez parle de son travail, un montage perpétuel de thèmes comme l’histoire et sa représentation, le christianisme, les utopies politiques tissées avec des choses individuelles, de ses souvenirs qui font le prix d’une vie. Témoignages de ses acteurs sur le plaisir, la détente, le rire, qui étaient le propre d’Antoine Vitez dans la relation pédagogique.

Antoine Vitez, né à Paris le 20 décembre 1930 et mort à Paris le 30 avril 1990 (à 59 ans), est un acteur, un metteur en scène, un poète aussi et un personnage central et influent du théâtre français du xxe siècle, dont on reconnait l’importance notamment de son enseignement du théâtre. Le pédagogique est nécessaire à Antoine Vitez afin de mieux réfléchir, puisqu’il est également un grand penseur du théâtre. Il a également traduit Tchekhov, Vladimir Maïakovski, Mikhaïl Cholokhov.

Il sera administrateur général de la Comédie-Française jusqu’à sa mort.

sur http://www.centreantoinevitez.be/chateau.html
Né à Paris en 1930, mort en 1990, Antoine Vitez fut un metteur en scène et un traducteur français. Il se distingue dans un premier temps par un travail théâtral inspiré par les données de l’écriture contemporaine ; la rupture, le montage et l’association d’idées. Il se trouve à l’origine de la réhabilitation des classiques comme œuvres éloignées, archaïques, mythologiques. Il travaille sur la gamme de tous les types de spectacle, du théâtre de marionnettes à l’Opéra. Son activité pédagogique a marqué plusieurs générations d’acteurs.

Il se forme auprès de Louis Aragon, dont il sera le secrétaire (1960-1962) et suit les cours de théâtre de Tania Balachova. Outre ses débuts de traducteur du russe et du grec, Vitez collabore à la revue Bref, publiée par Jean Vilar au TNP et, ensuite, à la revue Théâtre Populaire. Il fait aussi des lectures à la radio et des doublages au cinéma. Il fait tardivement ses débuts de metteur en scène, à trente-six ans, avec Electre (1966) de Sophocle à la maison de la culture de Caen.

Par le traitement du texte comme matériau à modeler librement, le spectacle connaît un fort retentissement. Vitez reprendra encore deux fois Electre, en 1971, avec des « parenthèses » de Yannis Ritsos et, en 1986, chaque fois avec la même comédienne, Evelyne Istria, dans le rôle-titre.

Formé à l’école du théâtre russe – son autre pôle d’intérêt à côté du théâtre grec –, Antoine Vitez est d’emblée sensible au répertoire russe et monte des œuvres peu ou rarement jouées : Les Bains (1967) de Maïakovski, Le Dragon (1968) d’Eugène Schwartz ou La Mouette (1970) de Tchekov.

Après cette première période, ses choix vont se porter, un certain temps, sur le répertoire français, surtout Racine, ainsi que pour le répertoire allemand dont Le Percepteur de Lenz en 1970, Faust de Goethe en 1972 ou encore Mère Courage de Brecht en 1973.

Dans les lieux non théâtraux assez souvent ou dans les salles disponibles avec des éléments sans aucune fonction descriptive, Antoine Vitez déploie une esthétique de l’association d’idées et de la liberté ludique. Il met en scène une pensée sur la pièce plus que la réalité immédiate de la pièce. Son goût va alors vers l’éclatement et la disparate.

Pédagogue né, Vitez commence à donner des cours dans l’école de mime et de théâtre de Jacques Lecoq (1966-1970) pour continuer ensuite au Conservatoire National d’Art Dramatique (1968-1981). Il y développe un véritable système pédagogique.

« De l’acteur » et « Du metteur en scène », Antoine Vitez

28 février 2012 par La Parafe 1 commentaire

De l’acteur

« L’acteur est un poète qui écrit sur le sable. Les deux termes sont exacts. On ne saurait dénier à l’acteur la qualité de poète, ou de romancier – cela pour dire une qualité d’artiste comparable à celle d’un écrivain. Comme un écrivain, il puise en lui-même, dans sa mémoire, la matière de son art, il compose un récit selon le personnage fictif proposé par le texte. Maître d’un jeu de leurres, il ajoute et retranche, offre et retire ; il sculpte dans l’air son corps mouvant et sa voix changeante.

Mais aussi c’est sur le sable. L’édifice ne dure pas longtemps, le vent et les vagues le recouvrent bientôt : il ne demeure que dans la mémoire de ceux qui l’ont vu. A cause de cela même, il devient comme un événement de l’Histoire ; nous nous souvenons des pièces de théâtre comme de ce qui nous est arrivé dans la vraie vie.

C’est comme la guerre et comme la politique. Les événements eux-mêmes disparaissent ; on n’en garde au mieux que des traces, des photos, des bandes magnétiques, des récits, et les témoignages du temps dans les journaux ; l’œuvre elle-même s’efface – la conservation audiovisuelle ne le ressuscitera pas plus – ; on peut écrire sur nos poèmes d’autres poèmes, dans d’autres langues, mais nos poèmes eux-mêmes, de geste et de voix, auront passé comme les victoires, les coups d’Etat, les massacres ou les révolutions.

Ce qui reste, c’est la mémoire de l’événement, et de son effet sur la vie des gens. Naturellement, cette mémoire est changeante, contestable, diverse, d’un témoignage à l’autre, et plus encore quand il s’agit de la mémoire reconstituée, celle que l’on a des événements qu’on n’a pas connus soi-même (ainsi je me souviens de la Commune de Paris, comme je me souviens du jeu de Rachel), et qui nous est autant nécessaire que la mémoire directe, car il faut bien se faire une famille, des ancêtres… Surtout quand on n’en a pas.

Il y a aussi une autre ressemblance entre l’art du théâtre et la guerre, ou la politique : c’est qu’il faut gagner tout de suite. Ainsi les acteurs sont-ils toujours à évaluer l’opportunité de leur action ; elle n’a lieu qu’une fois.

Le trait commun le plus fort est encore la Mort. Tout le rituel du théâtre est comparable à celui d’une armée en campagne. Tu dois prendre la citadelle, même si tu sais que tu n’as pas tous les moyens pour le faire, car ce moment-ci est le seul qui te soit donné. Le temps est compté. Malade, il faut jouer. Sans voix, sans jambes. Obsédé par la superstition du châtiment implacable qui s’abat sur les traîtres, les lâches, les retardataires. Manquer son entrée, c’est mourir.

Certes, je parle par métaphores. Mais je ne fais ainsi que décrire les rêves de tous les acteurs, leurs cauchemars familiers : tu dois jouer, tu n’as pas appris le texte, tu es nu devant l’assistance…

Sent-on bien comme ces métaphores touchent à la réalité ? Le théâtre, métaphore de la guerre et de la politique : guerre dans les familles, politique de salon, ou guerre tout court, Shakespeare ou Marivaux, et la mort à la fin, mort figurée des héros de Molière, défaite d’Arnolphe et d’Orgon, disparition d’Alceste, fausse mort de Scapin, ou mort de Richard II, Hamlet, Oreste, véritable, celle-là, ou pour mieux dire – si l’on prend le point de vue de l’acteur – feinte vraie.

Ce poète, l’acteur, qui écrit sur le sable, jouit de la fuite du temps. De cela seul il jouit : non pas du temps mais de sa fuite.
Il ne peut se recueillir. Dans son temps livre, ou bien il se perd, il erre ; ou bien exerce sa voix, ses muscles ou sa mémoire, pour un rôle à venir. s’il se recueillait trop longtemps, il ne pourrait plus être acteur, le sable lui manquerait. »
[...]

Du metteur en scène

« La mise en scène est l’art de l’interprétation, comme on le dit pour le devin, le médium, l’augure ou l’aruspice. Le metteur en scène interprète les signes laissés sur le papier par les gens des siècles passés (cela s’appelle le texte) ; et aussi, ou surtout, il interprète les mouvements et les accents des acteurs qui sont devant lui sur scène ; il découvre ce qu’ils cachent entre eux, ce qu’ils ont envie de dire. Il leur renvoie leur image, et non point pour ce qu’ils ont cru faire, mais pour ce qu’ils ont fait en vérité.

C’est ainsi qu’il les surprend, les déconcerte, les irrite ou les dirige. Comme si un acteur, parmi eux, un membre du chœur, s’éloignait, sautait dans la salle, observait ses camarades, remontait sur la scène leur dire ce qu’il a vu et compris.

Cette comparaison n’est pas de fausse modestie : le metteur en scène joue la pièce, présent ou absent, mais il ne doit jamais oublier qu’il travaille à sa propre dépossession. Plus, même : tout son travail est de se déposséder.

Le metteur en scène meurt dans l’acteur, enseigne Stanislavski. Et c’est pourquoi certaines ne veulent, en quelque sorte, pas survivre à la pièce une fois jouée ; ils partent dès le soir de la première, incapables de supporter la répétition de gestes qu’ils ne pourront plus changer. Tandis que d’autres, pour la même raison, prolongent l’amère jouissance de la dépossession, interviennent encore jusqu’à la dernière, comme des parents d’enfants trop grands.

> CEDRIC VILLANI ET ALLAIN LEPREST

Un autre jour est possible par Tewfik Hakem.
Avec Cédric Villani, mathématicien, professeur de l’Université de Lyon et directeur de l’Institut Henri Poincaré. Cinq épisodes et en compagnie du mathématicien Cédric Villani, pour explorer toutes les facettes artistiques des mathématiques.

Il a reçu la médaille Fields en 2010.
Spécialiste de l’analyse, il a travaillé sur des problèmes issus de la physique statistique (équation de Boltzmann, amortissement Landau), de l’optimisation (problème du transport optimal de Monge) et de la géométrie riemannienne (théorie synthétique de la courbure de Ricci).

La musique est un élément important dans sa recherche et il y trouve quelques « passerelles ». Il aime beaucoup le compositeur György Ligeti mais aussi des auteurs contemporains comme Allain Leprest.

"Allain Leprest est un auteur que j’écoute très souvent en faisant de la mathématique,je l’ai écouté tant et tant de fois, comme « Saint Max » ou « Le temps de finir la bouteille ». Derrière ces chansons,il y a quelque chose d’extrêmement évocateur sur la fonction du rêve, sur le très grand... refaire le monde avec les collègues chercheurs, transformer le monde, changer la vie... pour tous ceux qui rêvent et qui font de grands projets, Allain Leprest est un auteur extraordinaire..."

> PIERRE SOULAGES OU LA LUMIERE AGISSANTE

« le noir que présuppose la lumière... le noir non hypothétique... la lumière n’est que l’avénement du noir à lui-même »

Pierre Soulages, né le 24 décembre 1919 à Rodez dans l’Aveyron, est un peintre et graveur français associé depuis la fin des années 1940 à l’art abstrait. Il est particulièrement connu pour son usage des reflets de la couleur « noir », qu’il appelle noir-lumière ou outrenoir. Ayant réalisé plus de 1 500 tableaux qu’il intitule tous du mot « Peinture » suivi de leur formatn 1, il est un des principaux représentants de la peinture informelle.

> PIERRE SOULAGES OU LA LUMIERE AGISSANTE

« le noir que présuppose la lumière... le noir non hypothétique... la lumière n’est que l’avénement du noir à lui-même »

Pierre Soulages, né le 24 décembre 1919 à Rodez dans l’Aveyron, est un peintre et graveur français associé depuis la fin des années 1940 à l’art abstrait. Il est particulièrement connu pour son usage des reflets de la couleur « noir », qu’il appelle noir-lumière ou outrenoir. Ayant réalisé plus de 1 500 tableaux qu’il intitule tous du mot « Peinture » suivi de leur formatn 1, il est un des principaux représentants de la peinture informelle.

>OLIVIER LE NAIRE : »IL FAUT REPENSER LE MONDE DIFFEREMMENT"

Olivier De Lagarde - UN MONDE D’IDEES - France Info

Olivier Le Naire donne la parole à dix grands et leur demande de proposer des remèdes pour guérir notre société malade. Refonder la vie publique, réussir la transition écologique.

Olivier Le Naire est journaliste, auteur de Nos Voies d’Espérance, aux éditions Actes Sud les Liens qui libèrent. Nicolas Hulot, Cynthia Fleury, Anne-Sophie Novel, Frédéric Lenoir, Dominique Méda, Pierre Rabhi, Pierre-Henri Gouyon, Abd al Malik, Erik Orsenna, Françoise Héritier.

Ensemble, ils veulent montrer qu’on ne peut plus faire l’économie d’un changement radical, et que d’autres modèles, plus efficaces, plus justes, plus vertueux sont possibles. Souvent, ces modèles existent, ils marchent déjà.

Leur application relève d’abord de la volonté et non de l’utopie, comme le prouvent chaque jour dans le monde des millions de citoyens à travers leurs actions concrètes. Et comme l’ont montré avant eux des visionnaires comme Gandhi, Martin Luther King ou Nelson Mandela.

> MODERNITE ET MODERATION

Rémi Brague

, professeur émérite de philosophie à Paris I et à l’université de Munich

Olivier Rey

, chercheur au CNRS, enseignant à l’École polytechnique et à l’université Panthéon-Sorbonne, philosophe

Rémi Brague, professeur émérite de philosophie à Paris I et à l’université de Munich

Il faut être « modérément moderne », et non « résolument », comme le préconisait Rimbaud dans un slogan aussi galvaudé que creux. Et prendre ses distances d’avec cette maladie, la « modernité ». De ces fameux « Temps Modernes », que peut dire un philosophe qui a décidé de ne pas avancer masque ? Complaisante modernité, qui se clame en « rupture » avec tout ! Et d’abord avec le passé pour lequel elle a inventé le nom de « Moyen Âge ». Alors que la modernité en vit comme un parasite, dans une dialectique autodestructrice. Car au fond, qu’a-t-elle inventé ? Ni la révolution technique, ni l’urbanisation, ni la société civile, ni même la personne comme sujet de libertés... Les idées modernes ne sont que des idées prémodernes, maquillées comme une marchandise volée. Avec le recul et la capacité d’analyse que lui permet sa formidable culture. Rémi Brague nous offre une série de réflexions incisives sur les notions de Modernité, de Culture, d’Histoire, de Sécularisation, de Progrès... Chemin faisant, il met en avant des penseurs qui sortent des sentiers battus, des idées qu’on avait oubliées, des rapprochements qui font avancer. Peut -on guérir de la « modernite » ? C’est l’ambition de cet essai revigorant, qui n’interdit pas d’être résolument optimiste...

Olivier Rey, chercheur au CNRS, enseignant à l’École polytechnique et à l’université Panthéon-Sorbonne, philosophe

Pourquoi les araignées géantes des films d’horreur ou les Lilliputiens que découvre Gulliver au cours de ses voyages ne se rencontrent jamais « en vrai » ? Parce que dans la réalité, la taille n’est pas un paramètre que l’on pourrait fixer à volonté : chaque être vivant n’est viable qu’à l’échelle qui est la sienne. En deçà ou au-delà, il meurt, à moins qu’il ne parvienne à se métamorphoser. Il en va de même pour les sociétés et les cultures. La plupart des crises contemporaines (politiques, économiques, écologiques, culturelles) tiennent au dédain affiché par la modernité pour les questions de taille. Nous mesurons tout aujourd’hui, des volumes de transactions à la bourse aux taux de cholestérol, de la densité de l’air en particules fines au moral des ménages. Mais plus nos sociétés se livrent à cette frénésie de mesures, moins elles se révèlent aptes à respecter la mesure, au sens de juste mesure. Comme si les mesures n’étaient pas là pour nous aider à garder la mesure mais, au contraire, pour propager la folie des grandeurs.

> APRES CHARLIE, QUE PEUVENT LES PHILOSOPHES ?

Par Adèle Van Reeth

Tables rondes enregistrées au grand amphi de la Sorbonne en partenariat avec l’Université Paris -Sorbonne , L’Obs et Philosophie Magazine

Invité(s) :
Fabienne Brugère, philosophe, professeur à l’Université Paris-8 Vincennes-Saint-Denis
Patrice Maniglier, philosophe et maître de conférences en Philosophie et Arts du Spectacle à l’Université Paris Ouest- Nanterre La défense
Jean-Michel Besnier, philosophe et professeur de philosophie à l’université Paris -Sorbonne


http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=4990689#


ROSETTA, PHILAE, MARS EXPRESS ET LES AUTRES

La conversation scientifique

Etienne Klein reçoit l’astrophysicien Jean-Pierre Bibring pour analyser les premiers enseignements de la mission Rosetta, ce que les données collectées nous disent -ou pas- de l’origine de la vie ou de l’eau de nos océans terrestres.


> pour écouter
http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=4994001#


Invité :
Jean-Pierre Bibring, professeur de physique à l’Université Paris-Sud, Centre scientifique d’Orsay et astrophysicien à l’Institut d’Astrophysique Spatiale (Orsay)

Du temps a passé depuis le 12 novembre 2014, mais nous restons tous sous le charme des exploits de Rosetta, cette sonde qui est parvenue à se propulser très loin de la Terre, à plus de 800 millions de kilomètres de chez nous, cette sonde rusée qui a effleuré certaines planètes pour profiter de leur attraction gravitationnelle et modifier sa vitesse, cette sonde patiente qui s’est glissée gentiment, pendant plus de dix ans, dans les trames déformées de l’espace-temps.

Nous restons également sous le charme des exploits de son atterrisseur Philae, qui s’est posé sur la comète Tchouri après quelques rebondissements, un au sens propre du terme (Philae a rebondi sur le sol de la comète) et plusieurs autres au sens figuré (il y a eu des surprises et du suspense).

Dès le 18 novembre 2014, le Wall Street Journal annonçait que Philae avait détecté des molécules organiques à la surface de la comète, c’est-à-dire des molécules contenant des atomes de carbone liés à des atomes d’hydrogène. Le responsable de l’un des instruments scientifiques de Philae, appelé COSAC, a même précisé que des molécules contenant trois atomes de carbone avait été identifiée, sans vouloir en dire plus, car en la matière, il faut être prudent. L’intérêt et la portée d’une telle information dépendent en effet crucialement des autres atomes qui sont associés à cette molécule : il y a trois atomes de carbone aussi bien dans le gaz propane, qui est peu complexe, que dans l’alanine, qui est l’une des briques des protéines sur Terre.

Depuis, les feux médiatiques se sont orientés dans d’autres directions, pas toutes aussi enthousiasmantes, mais il est temps de revenir à Philae car ce bel engin a déjà livré beaucoup de données scientifiques.

Qu’est-ce que ces données nous disent – ou ne nous disent pas - à propos de l’origine de la vie, ou à propos de l’origine de l’eau de nos océans terrestres ?


Ressources
GIORDANO BRUNO
http://fr.wikipedia.org/wiki/Giordano_Bruno


LES RELIGIONS : AVEC OU SANS IMAGES

Concordances des temps : Jean-Noel Janneney

Offrir sur l’actualité l’éclairage des précédents historiques, débusquer dans le passé des similitudes avec nos conjonctures contemporaines, rappeler des épisodes et des mutations qui trouvent, par les temps qui courent, des résonances inattendues, replacer dans la longue durée les événements, les émotions et les débats du présent, avec l’ambition d’aider ainsi à mieux les interpréter, c’est pour cela que Jean-Noël Jeanneney invite à son micro les spécialistes qui ont le goût de ces rapprochements et le talent de les faire servir à la réflexion civique.



Destruction des images religieuses à Zurich en 1524


Je vous propose, ce matin, la deuxième émission destinée à mettre en perspective les événements dramatiques qui ont secoué notre France au mois de janvier dernier. Il va s’agir aujourd’hui de considérer la complexité des relations que les grandes religions monothéistes ont entretenues, au long des siècles, avec les images, quant à l’expression de la foi et au service du culte. On n’a guère cessé, dans cette longue durée, de débattre du statut des représentations de la divinité, des saints et des prophètes. Et d’en débattre avec, très souvent, une violence morale et physique dont on ne mesure pas toujours de nos jours l’intensité, parmi, à diverses reprises, le flot de sang versé. On aurait bien tort de croire que le développement formidable des moyens contemporains de communication électronique, reproduisant les images à l’infini, images honorées ou détestées, que cet essor aurait suscité tout autour de la planète des comportements de révolte ou d’adhésion dont les débordements seraient inédits. Promptitude neuve de la circulation des représentations iconiques, certes : mais à coups sûr intensité très ancienne des passions que celles-ci provoquent. Et pour en parler je n’imagine guère d’invité plus qualifié que Patrick Boucheron. Non seulement c’est une des plus belles plumes de sa génération d’historiens, talent rare qui donne à ses écrits un éclat hors de pair, mais il n’a pas cessé de réfléchir, au premier chef à partir de la peinture de la Renaissance, mais aussi bien plus largement au rapport très complexe de la peinture et du dessin avec les pouvoirs politiques et spirituels d’une époque. Jean-Noël Jeanneney


http://www.franceculture.fr/emission-concordance-des-temps-0


PROGRAMMATION SONORE :
- Lecture d’un extrait de l’Exode dans la Bible, par Frédéric PREVOST sur France culture, le 9 janvier 1999.
- Reportage de Jérôme BONNY sur la destruction des Bouddha de Bamiyân, diffusé sur France 2 le 28 novembre 1999.
- Interview de l’archevêque orthodoxe Pierre (Paul L’HUILLER), diffusée dans l’émission « Analyse spectrale de l’Occident », le 13 décembre 1958.
- Lecture d’un extrait des décrets du Concile de Trente, par Michel DERVILLE, dans « Les chemins de la connaissance » de Jacques MUNIER, sur France culture, le 16 décembre 2003.
- Reportage de Philippe ROCHOT sur le déboulonnage d’une statue de Lénine à Berlin, diffusé sur Antenne 2, le 5 novembre 1991.

BIBLIOGRAPHIE :
- Patrick BOUCHERON, Conjurer la peur : Sienne, 1338 : essai sur la force politique des images, Seuil, 2013.
- Patrick BOUCHERON, L’entretemps. Conversations sur l’histoire, Verdier, 2012.
- Patrick BOUCHERON (dir.), Histoire du monde au XVe siècle, Fayard, 2009 (rééd. en poche en 2012 chez Hachette Pluriel).
- Emmanuel FUREIX (dir.), Iconoclasme et Révolution, de 1789 à nos jours, Champ Vallon, 2014.
- Thomas RÖMER, L’invention de Dieu, Seuil, 2014.
- Marie-France AUZÉPY, L’histoire des iconoclastes, ACHCByz, 2007.
- André GRABAR, L’iconoclasme byzantin, Flammarion, 2011 (1ère éd. 1984).
- Marie-France AUZÉPY et Joël CORNETTE (dirs.), Des images dans l’histoire, Presses universitaires de Vincennes, 2008.
- Alain BESANÇON, L’image interdite. Une histoire intellectuelle de l’iconoclasme, Gallimard, 2000.
Invité(s) :
Patrick Boucheron, professeur d’histoire du Moyen Âge à l’université de Paris 1
Thème(s) : Histoire| 19e siècle| 20e siècle| Ancien Régime | Antiquité| Moyen-Age| Révolution| iconoclasme| image| réforme| Concile de Trente| iconodoules| religion

MONA OZOUF : la république

11 Mars 2015

Quand les parents et la société ne soutiennent plus l’autorité des maîtres et que les savoirs sont sur internet, invoquer un retour à l’école de Jules Ferry " est, pour Mona Ozouf, une "chimère anachronique".


http://www.franceculture.fr/emission-l-invite-des-matins-l-invite-des-matins-2015-03-11

http://www.franceculture.fr/emission-le-debat-des-matins-le-debat-des-matins-de-france-culture-2015-03-11

JEAN CLAUDE GALLOTTA : harmoniser le réel

FRANCE MUSIQUE - LA MATINALE - VINCENT JOSSE

Jean-Claude Gallotta et Michel Tabachnik, pour "Le Sacre et ses révolutions" à la Philharmonie de Paris
le mardi 10 mars 2015

A l’occasion du spectacle "Le Sacre et ses révolutions" présenté à la Philharmonie de Paris les 14 et 15 mars, le chef d’orchestre Michel Tabachnik et le chorégraphe Jean-Claude Gallotta sont les invités de Vincent Josse.

Présentation de la Philharmonie de Paris :

"Grands spécialistes de la musique du XXe siècle, Michel Tabachnik et le Brussels Philharmonic interprètent Le Sacre du printemps d’Igor Stravinski dans une chorégraphie de Jean-Claude Gallotta. Des pièces de Xenakis et de Webern complètent ce programme.

Cette nouvelle production du Sacre du printemps réunit le chorégraphe Jean-Claude Gallotta et le chef d’orchestre Michel Tabachnik. Le premier s’était déjà frotté à cet ouvrage à Grenoble en 2011, et en avait livré une version électrique, aux inspirations rock. On retrouve à la Philharmonie le Groupe Émile Dubois, la compagnie grenobloise de Gallotta. Quant au chef suisse, à la tête du Brussels Philharmonic, il met un point d’honneur à défendre le répertoire du XXe siècle.

Au cours de la soirée, il dirige également Jonchaies de Xenakis et les Six pièces opus 6 de Webern."



http://www.gallotta-danse.com/

THEODORE ZELDIN : sans mémoire, il n’y a pas d’idées d’avenir

UN MONDE D’IDÉES par Olivier De Lagarde - FRANCE INFO

L’invité d’Un monde d’idées : Theodore Zeldin. Philosophe, historien, sociologue, il est le Britannique qui connaît le mieux, non pas la France, mais sans doute l’esprit français. Il a écrit "Les plaisirs cachés de la vie", publié en France avant de sortir au Royaume-Uni.

Changer la perception de l’histoire

Connaître l’histoire permet d’éviter les erreurs. Theodore Zeldin s’intéresse à l’histoire pour montrer qu’on peut l’étudier différemment et qu’elle permet de s’interroger sur l’actualité. Nos idées vivent dans le présent mais viennent du passé. Il ne faut pas oublier que les idées sur l’avenir se forment dans une zone du cerveau consacrée également à la mémoire.



A TON AGE

par Caroline Gillet - FRANCE INTER Samedi 11 Avril 2015

« J’ai perdu mon mari, comme mari ... il faut choisir son mari ou sa femme pour le jour où on a le cancer ... ce qui a été le plus difficile a été de s’endurcir ... ne plus s’aimer soi-même avec l’autre ... on s’oublie, on oublie de tricoter le quotidien du matin et du soir ensemble ... j’ai voulu respecter la grande indépendance de mon mari, mais je me suis complètement trompée ... on s’est oubliés, je pense qu’il avait pensé qu’e je l’avais oublié et moi aussi j’ai souffert d’avoir été oubliée ... j’ai cette image comme une matière, une terre qui aurait séchée avant d’être modelée ... le temps passe , 25 ans ont passé et c’est informe ..."

http://www.franceinter.fr/emission-a-ton-age-50-ans


HOUELLEBECQ - PIKETTY

par Patricia Martin - FRANCE INTER

http://www.franceinter.fr/emission-linvite-litteraire-oncle-bernard-houellebecq-piketty


ROBERT DESNOS - JACQUES FRAENKEL

La nuit rêvée - Christine Goémé
Nuit spéciale avec Jacqques Fraenkel et Marie Claire Dumas
ENTRETIENS 1 - 2 - 3

Entre le 8 mai 45 jour de l’armistice et le 8 juin 45 jour de la mort du poète Robert Desnos un mois seulement s’écoula....

C’était il y a 70 ans.

Bien entendu, nous rappellerons cette mort héroïque et son antinazisme joyeux (il aimait tout ce que les nazis haïssaient : le jazz, l’art dégénéré... il était, comme le disait Céline, "philoyoutre").

Nous évoquerons la manière dont Desnos a gagné sa liberté : quel rapport en effet entre un père qui voulait épouser "une personne pouvant avoir les qualités d’une honnête femme et d’une commerçante sérieuse" et un fils qui "sans pâlir, a fait mourir, sur son pal, bien des désirs" et "honnira le parti des honnêtes gens " ?

Mais nous nous intéresserons d’abord à cette œuvre somptueuse, foisonnante, profondément diversifiée : des tous premiers écrits de Desnos en passant par ses Rrose Selavy, le surréalisme, le cinéma ( l’Etoile de mer qui fut son premier film avec Man Ray), les Nuits blanches ou encore le vin est tiré.....

Nous nous intéresserons à l’homme qui avait une attirance pour les fêtes populaires, pour les femmes, pour les voix de femmes, pour le vin,... A l’homme qui proclamait la liberté pour toutes les caresses et qui a ouvert à l’amour d’autres possibles lesquels sont sa poésie même.

Et nous entendrons des émissions qui sont pour la plupart des lectures : c’est Marie-Claire Dumas qui connait si bien l’œuvre de Desnos (qu’elle a établie et présentée dans un somptueux Quarto chez Gallimard) qui nous guidera dans l’œuvre et son écoute et en compagnie de Jacques Fraenkej, Ayant Droit de Robert Desnos.


http://www.franceculture.fr/emission-la-nuit-revee-de-nuit-speciale-robert-desnos-avec-marie-claire-dumas-et-jacques-fraenkel-en

http://www.franceculture.fr/emission-la-nuit-revee-de-nuit-speciale-robert-desnos-avec-marie-claire-dumas-et-jacques-fraenkel--0

http://www.franceculture.fr/emission-la-nuit-revee-de-nuit-speciale-robert-desnos-avec-marie-claire-dumas-et-jacques-fraenkel--1


Parmi ce groupe de "tondes et de rayés", assis à même le sol, étiques et harassés de fatigue, il est celui qui se tient allongé, les yeux mi- fermés, tête lourde pesant sur la main. Nous sommes en mai 1945, au camp de Terezyn, Robert Desnos n’a plus qu’un mois à vivre. À quoi pense-t-il ? Ces dernières lettres nous le disent : à l’avenir, à ce qu’il a toujours eu faim de faire, d’accomplir, de rêver, d’aimer. Car c’est sous le signe du désir, de l’appétit poétique d’être et de tenter que se sont déroulés ses 45 années de vie. Cette "fureur de vivre" nous tenterons de l’évoquer au fil d’une émission spéciale de deux heures, produites en partenariat avec la SGDL (Société des Gens De Lettres). Deux heures pour dire, en compagnie de sa biographe, Anne Egger, de l’acteur et fervent de Desnos, Gabriel Dufay et de l’universitaire Carole Aurouet, d’archives INA, les multiples dimensions de cet insatiable voyant : gamin du quartier Saint-Merri nourri de mythologie populaire, visionnaire surréaliste adepte des plongées en eau profonde, de l’hypnose et des messages automatiques, explorateur de la langue, amoureux de Cuba, poète de la pub et grand artisan de l’art radiophonique, chantre de la femme et de l’amour fou.


CHRISTIAN BOBIN : LA CONFIANCE

Les racines du ciel : Frédéric Lenoir et Leili Anvar

Christian Bobin, poète ayant fait des études de philosophie. Il habite au Creusot, dans une maison au cœur de la forêt, où il se consacre entièrement à l’écriture. Il a écrit de nombreux recueils dont La part manquante chez Gallimard et le dernier qui vient de sortir aux éditions de l’iconoclaste L’homme joie.



FRANCE CULTURE > http://www.franceculture.fr/emission-les-racines-du-ciel-rediffusion-la-confiance-avec-christian-bobin-2013-12-29

Le silence comme une évidence
L’homme a préféré retourner dans l’ombre.
Christian Bobin n’a jamais aimé se frotter au feu médiatique qui brûle et ce poète des temps modernes vit depuis longtemps sur la terre de ses ancêtres, près du Creusot, là où tout a commencé.
Il a choisi la solitude. Le silence.
Chaque année, il publie un nouveau livre.
Chaque titre est savamment réfléchi : « Éloignement du monde », « Éclat du solitaire », « Une petite robe de fête »…
Le poète pèse chaque mot. Il prend son temps. Pour être dans la justesse.


MICHEL HOUELLEBECQ

Du jour au lendemain - Michel Houellebecq et Alain Veinstein
24.08.2015

FRANCE CULTURE >
http://www.franceculture.fr/emission-les-nuits-de-france-culture-14-15-du-jour-au-lendemain-michel-houellebecq-2015-08-24


REGIS DEBRAY : SUR LES MEDIAS

Régis Debray : « La France souffre d’une petite mélancolie »
Olivier de Lagarde - France Info

« Du ciel à la terre » - ED Les arènes

http://dai.ly/x2015ju

https://www.dailymotion.com/video/x2015ju_regis-debray-la-france-souffre-d-une-petite-melancolie_news


GODARD DANEY I

https://youtu.be/tfTv8eyt4Ko


HUBERT REEVES, ASTROPHYSICIEN

plaidoyer pour l’emerveillement

Les racines du ciel [24 05 2015]
Frédéric Lenoir - Leili Anvar

Hubert Reeves a gardé intacte sa passion de la connaissance, virus contracté dans son enfance canadienne, sous les étoiles. Il reçoit les Racines du Ciel dans on appartement parisien, sur fond de musique classique, l’œil malicieux, l’intelligence en éveil et l’humour en prime. Il nous raconte tout simplement ces passions qui l’animent depuis toujours. Il nous dit comment il voit le monde, pourquoi il faut s’engager dans le grand combat écologique et s’impliquer contre toute forme de violence : violences faites aux hommes ou à la nature. La science est chez lui, encore et toujours source de sagesse, et la beauté du monde source d’émerveillement. Ce sont cet émerveillement et cette sagesse qu’il partage avec nous, en veilleur et en inititiateur.

Derniers ouvrages parus :

L’Univers expliqué à mes petits-enfants, 2011
La petite affaire jaune, Élytis, 2011
L’Avenir de la vie sur Terre, Bayard, 2012
L’Univers, ce qu’on ne sait pas encore, Pommier, 2013
Là où croît le péril... croît aussi ce qui sauve, 2013


http://www.franceculture.fr/emission-les-racines-du-ciel-14-15-serie-grands-temoins-plaidoyer-pour-l-emerveillement-rencontre-av



Voir aussi sur IMAGINEM :
« Est-ce qu’imaginer s’apprend ? »

Terra Incognita


Eric-Emmanuel Schmitt pour La nuit de feu

Les racines du ciel - France Culture - Une émission de Leili Anvar avec la participation de Frédéric Lenoir.

La révélation au désert

Entretien : Avec Eric-Emmanuel Schmitt pour La nuit de feu (Albin Michel), récit d’une randonnée dans le Sahara qui l’a changé à jamais. Agenda culturel : par Virginie Larousse, rédactrice en chef du Monde des Religions ou Arnaud de Saint Simon, rédacteur en chef du Psychologie Magazine. « Chemins de sagesse », la chronique philosophique de Frédéric Lenoir.

« Je suis né deux fois, une fois à Lyon en 1960, une fois dans le Sahara en 1989. »
Une nuit peut changer une vie.
À vingt-huit ans, Éric-Emmanuel Schmitt entreprend une randonnée à pied dans le Sahara en 1989. Parti athée, il en reviendra croyant, dix jours plus tard.
Loin de ses repères, il découvre une vie réduite à la simplicité, noue des liens avec les Touareg. Mais il va se perdre dans les immenses étendues du Hoggar pendant une trentaine d heures, sans rien à boire ou à manger, ignorant où il est et si on le retrouvera. Cette nuit-là, sous les étoiles si proches, alors qu il s attend à frissonner d angoisse, une force immense fond sur lui, le rassure, l éclaire et le conseille.
Cette nuit de feu ainsi que Pascal nommait sa nuit mystique va le changer à jamais. Qu est-il arrivé ? Qu a-t-il entendu ? Que faire d une irruption aussi brutale et surprenante quand on est un philosophe formé à l agnosticisme ?

Dans ce livre où l’aventure se double d un immense voyage intérieur, Éric-Emmanuel Schmitt nous dévoile pour la première fois son intimité spirituelle et sentimentale, montrant comment sa vie entière, d homme autant que d écrivain, découle de cet instant miraculeux.



http://www.franceculture.fr/emission-les-racines-du-ciel-la-revelation-au-desert-2015-09-06


MARTIN SCORSESE

FRANCE INTER le 14 Octobre 2015
[inauguration de l’exposition Scorsese à la Cinémathèque Française]

Martin Scorsese : "Une grande partie de mon inspiration vient de la rue"

ENTRETIEN SCORSESE / COHEN

Invité exceptionnel de la matinale, le réalisateur américain Martin Scorsese est l’objet d’une rétrospective à la Cinémathèque jusqu’au 14 février.

Vous observiez beaucoup la vie de votre quartier Little Italy ?

Martin Scorsese : "J’étais asthmatique, je n’étais pas très physique. Pas de sport, pas de bagarre mais j’étais là et je devais trouver une moyen de survivre. Très souvent, je regardais du troisième étage le spectacle des drames qui se passaient dans la rue."

C’est la rue qui vous a donné cette vitesse du récit ?

"Oui je pense que c’est ça. Une grande partie de mon inspiration vient de ce que racontait ma mère, mes oncles, mais c’était surtout la rue, les petits durs qui racontaient leurs exploits. J’ai appris là-bas."

Votre rythme, c’est aussi celui de la langue sicilienne ?

"Certainement. A l’âge de 13, 14 ans, j’ai vu le film Sur les quais de Kazan et c’était nous !"

Vous nous ramenez au débat sur l’immigration. Qu’est-ce qui fait que des immigrés peuvent se considérer comme intégrés ?

"L’Amérique est constituée d’immigrés. A New-York, la première grande vague d’immigrants est venue d’Irlande. Ils ont été d’abord rejetés. En l’espace de 50, 60 ans ils ont été adoptés en dépit de la différence de religion. La seconde vague était italienne. La police, toute l’administration à cette époque se composait d’Irlandais. Je devrais dire assimilation plus qu’intégration."

Est-ce qu’il y a ici des objets intimes qui viennent directement de chez vous ?

"Oui, la table de mes parents. C’était dans leur appartement. La famille c’était l’élément clef et cette table était le centre. A l’époque les gens venaient à l’appart, Francis Coppola parlait à ma mère du casting du parrain. Il a dit à ma mère : "j’ai un jeune acteur qui ressemble exactement à ton fils. Il n’a jamais fait de cinéma avant, il jouera le fils". C’était Al-Pacino."

Nous sommes face à un story-board du film Raging bull. Vous ne laissez rien au hasard ?

Martin Scorsese : "Le sang, le rouge, montrent aux techniciens qui s’occupent des effets spéciaux dans quelles scènes ils doivent intervenir. […] Je me suis inspirée de la séquence de la douche dans Psychose mais montée d’une façon différente."

Dans tous vos films, il y a un homme qui monte et un homme qui chute…

"Je crois que c’est l’histoire la plus fascinante. Je l’ai vue se produire chez des gens pendant que je grandissais. L’ascension, la chute, puis la rédemption… C’est fascinant."

"Pour Taxi Driver, dès le cinquième jour, j’ai décidé de quitter le plateau"

Vous êtes en quelque sorte le Démiurge du cinéma américain ?

"La capacité de pouvoir faire des films de la manière que je veux les faire, m’a fait prendre beaucoup de risques. […] Il y a une responsabilité vis-à-vis des gens qui vous financent. Dans la plupart des cas il faut que tout le monde travaille ensemble pour qu’ils prennent part au processus. Parfois on peut faire des compromis. Mais je me suis rendu compte que les limites pouvaient m’aider, jusqu’à un certain point. […] Pour Taxi Driver, dès le cinquième jour j’ai décidé de quitter le plateau. Mais quelques heures après les problèmes étaient réglées. Les concessions devenaient tellement grandes alors que l’histoire était tellement forte, ce n’était plus possible. Faire quelque chose de médiocre ? Non. J’ai eu beaucoup de chance d’avoir des acteurs comme Di Caprio. Il est intéressé par le même matériau. Il est sans peur de ce qu’il peut faire à l’écran avec ses personnages. C’est très rare aujourd’hui."

"Le cinéma, je ne considère pas ça comme du travail"

Eva Bettan : avec Spielberg, vous êtes les seuls de votre génération encore en activité !

"J’étais avec Spielberg la semaine dernière. Il veut travailler ! Il aime travailler lentement, puis se reposer. Le cinéma, je ne considère pas ça comme du travail."

Dans l’exposition il y a aussi la boîte où vous mettiez vos disques. A l’époque comme vous ne pouviez pas revoir les films, vous achetiez les BO ?

"On achetait des bandes originales, la vieille BO d’Hélène de Troyes, jusqu’à Jules et Jim ou Tirez sur le pianiste. Le cinéma, la musique, c’est la même impulsion. Très souvent je garde la télévision allumée. Je coupe le son, juste pour voir les images et si j’aime ce que je vois, je monte le son."

Eva Bettan : est-ce qu’il y a un côté rock star chez vous ?

" Si je pouvais exprimer mes sentiments en musique, quelque chose qui éviterait d’avoir autant de gens et d’équipements autour de moi, ce serait fantastique."

"J’ai envie de penser que Di Caprio est mon fils"

Eva Bettan : j’ai un réalisateur à vous proposer pour votre biopic, James Gray !

"Ah Oui !"

Qui pour jouer votre rôle dans un biopic ?

"Il faudrait […] un mélange numérique entre De Niro, Keitel et Di Caprio. J’ai envie de penser que Di Caprio est mon fils"

L’acteur que vous auriez aimé être ?

"Marlon Brando !"
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Cliquez sur la photo pour écouter >

MPEG4 - 2.1 Mo

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Journalisme scientifique : Quelles relations entre journalistes et scientifiques ?

le 24 Octobre 2015 France Culture

Sciences et journalisme : comment vulgariser sans simplifier ? Diffuser sans trahir ?

Invité(s) :
Aline Richard, journaliste scientifique. Chef de rubrique au site The conversation
Cyrille Vanlerberghe, rédacteur en chef Sciences et Médecine au Figaro
Sylvestre Huet, historien de formation, journaliste spécialisé en sciences depuis 1986 et travaille à Libération depuis 1995
Isabelle Veyrat-Masson, historienne et sociologue des médias, directrice de recherche au CNRS

Emission présentée par Benoit Bouscarel.
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http://www.franceculture.fr/emission-le-secret-des-sources-journalisme-scientifique-quelles-relations-entre-journalistes-et-scie
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LES CONFERENCES DE L’ENS
Christine Goémé - France Culture [Francis Wolf]

L’enquête sous pression : douter et faire douter

MATHIAS GIREL
DOUTER ET FAIRE DOUTER


> Enseignants > Enseignants ENS > Girel Mathias

Présentation

Maître de conférences ENS, Directeur des études du département

Je suis cette année en délégation CNRS à l’Institut Marcel Mauss, mais reste votre interlocuteur pour la direction des études, je reçois sur RV le jeudi.

Il y a une adresse skype pour les élèves et étudiants à l’étranger, en CST, etc., et les cas exceptionnels, écrivez-moi un mail dans ce cas pour que je vous la communique.

Pour m’écrire : mathias.girel devant l’habituel @ens.fr

Parcours

Ancien élève de l’ENS Ulm (BL-93), agrégé de philosophie (1996), j’ai enseigné six ans à l’université Paris 1 (Moniteur, 1999-2002 ; ATER, 2002-2005) ainsi qu’en lycée (Chelles, 77, 2005-2006). J’ai également été chargé de mission (veille et programmation du cycle) à l’IHEST (2008-2009, Ministère de la recherche, 1, rue Descartes, 75231 Paris. www.ihest.fr).

Je suis depuis 2009 maître de conférences de philosophie à l’ENS au département de philosophie. Depuis septembre 2015, je suis également directeur du CAPHES (caphes.ens.fr).

Recherche

Ma recherche s’effectue au sein de la "République des Savoirs", l’unité de recherche commune au Collège de France et à l’ENS, et je suis membre de la composante "Centre Cavaillès". Cette recherche comprend deux grands volets : (1) le mouvement pragmatiste et plus largement la philosophie américaine des XIXe et XXe siècle, (2) des questions d’histoire et de philosophie des sciences qui me conduisent à examiner à la fois la production d’ignorance dans des débats autour des sciences et le jeux sur les attitudes doxastiques (croyance, doute) dans ces mêmes débats. Pour une carte très rapide des questions abordées, voir ceci, dans Critique, et cet entretien avec S Huet.
Ces recherches sont bien entendu liées, j’ai tenté d’expliquer, lors d’un entretien récent avec Etienne Klein dans "La Conversation scientifique", de quelles manières.

Je suis membre de l’association française d’études pragmatistes Pragmata.

Responsabilités

Je suis Directeur des études du département de philosophie, membre élu du Conseil Scientifique de l’ENS, membre élu suppléant du CNU (section 17).

Au cours des années précédentes, j’ai été ... Directeur des études du département, de 2009 à 2011, membre du jury Ecrit/oral du concours d’entrée à l’ENS, 2011, 2012, correspondant de la Direction des relations internationales de l’ENS (2009-2014), membre externe du conseil de Gestion de l’UFR X de l’université Paris 1 (2010-2014), membre de comité de visite AERES (Spec, CEA, 2014), membre nommé (suppléant) de la section 72 du CNU (2011). Je suis conseiller technique de l’IHEST, 2009---.

Expertises
Pour les Transactions of the Charles S Peirce Society (membre de l’éditorial Board), Climatic Change, European Journal of Pragmatism and American Philosophy, Philosophia Scientae ; éditions de l’EHESS, McGill Press, Raisons pratiques, Etudes anglaises, Semiotica...

Permanences : le jeudi sur RV

Tel : 01 44 32 30 11, email : mathias.girelATens.fr

Séminaires, colloques sur le pragmatisme et la philosophie américaine :

Pour être averti des conférences, événements, colloques sur le pragmatisme et la philosophie américaine à l’ENS, vous pouvez vous inscrire sur la liste de diffusion ici :

https://lists.ens.fr/wws/subscribe/pragmatismesens


La beauté comme épiphanie

Ce dimanche, nous diffusons une émission des Racines du Ciel enregistrée au Salon écritures et spiritualités qui s’est tenu cette année à Lyon le dimanche 4 octobre.
Nous recevons à cette occasion Colette Nys-Mazure et Jean-Marie Gueulette pour nous parler d’un beau sujet s’il en est : la beauté, la beauté comme chemin de vie, la beauté comme épiphanie ! Non pas dans le sens superficiel ou artificiel du terme ni dans le sens que donnent à ce mot les magazines de mode, évidemment. Nous ne parlerons pas non plus de la contemplation des œuvres d’art et des spectacles grandioses de la nature. Non, nous parlerons de la beauté comme épiphanie dans l’apparente banalité du quotidien ou la simplicité minimaliste de quelques mots brodés ensemble. Il s’agira de la beauté comme un temps, un lieu, un geste, une parole qui deviennent manifestation de la vérité humaine qui n’est autre que la vérité de l’invisible, celle qui nous dépasse infiniment. La beauté comme révélation du bien au cœur du mal, de la lumière dans les ténèbres, de l’espérance humaine malgré le mal et la laideur ou peut-être parce qu’il y a du mal et de la laideur.

Invités :

Colette Nys-Mazure : Longtemps professeur de lettres elle anime aujourd’hui des ateliers d’écritures et se consacre à l’écriture. Auteurs de nombreux recueils de poésie et d’essais, elle a publié notamment Célébration du quotidien (Desclée de Brower, 1997), La Chair du poème, petite initiation à la vie poétique (Albin Michel, 2004), Dieu au vif, Mediaspaul (2014) et en 2015, La vie Poétique, j’y crois, chez Bayard (colection "J’y crois").

Jean-Marie Gueullette est un religieux dominicain basé à Lyon, docteur en médecine et en théologie catholique, enseignant-chercheur à l’université catholique de Lyon, directeur du centre interdisciplinaire d’éthique de cette université et professeur à la faculté de théologie. Il a publié de nombreux ouvrages sur des sujets divers mais toujours reliés entre eux par une triple réflexion sur le corps, la foi et la relation. Ses recherches actuelles portent sur les quêtes contemporaines de guérison, les nouvelles formes de thérapeutique comme l’ostéopathie sur laquelle il a publié L’ostéopathie une autre médecine (Presses Universitaires de Rennes). Par ailleurs, il s’intéresse aussi à Maître Eckhart (Laisse Dieu être Dieu en toi, Cerf) et à la prière silencieuse dans la tradition chrétienne (Petit traité de la prière silencieuse, Albin Michel). Il a publié en 2014 aux éditions du CERF d un très "beau" livre qui est au coeur de notre thématique ce matin : La beauté d’un geste.



Christian Bobin

Patricia Martin reçoit ce matin Christian Bobin pour « Noireclaire » chez Gallimard, collection Blanche.

« C’est si beau ta façon de revenir du passé, d’enlever une brique au mur du temps et de montrer par l’ouverture un sourire léger.



Le sourire est la seule preuve de notre passage sur terre. »


L’ORTHOGRAPHE

Emission "Du grain à moudre"
Julie Clarini - Brice Couturier

Kel ortograf pour 2m1 ?

avec les philosophes, écrivains et linguistes :
Vincent Cespedes - Daniel Manesse - Jean-Pierre Jaffré - Michel Butel


JACQUELINE KELEN - L’ESPRIT DE SOLITUDE

Entretien avec Leili Anvar - Les racines du ciel - 13 Décembre 2015

Diplômée de lettres classiques, écrivain, conférencière, femme de radio, Jacqueline Kelen a publié de nombreux livres, le plus souvent consacrés aux grands mythes et aux figures mystiques. On lui doit notamment Une robe couleur de temps, Les femmes de la Bible, Bien-être et spiritualité, L’Esprit de solitude - pour lequel elle a reçu le Prix ALEF - et plus récemment Bréviaire du colimaçon : sur la vie spirituelle (Desclée de Brouwer, 2015), Les Floraisons intérieures : méditations sur la dame à la licorne (Albin Michel, 2015) et Sois comme un roi dans ton coeur (Labor et Fides, 2015). Dans ses œuvres et ses séminaires, elle évoque la connaissance spirituelle que transmettent les mythes et les textes sacrés pour explorer les richesses de la vie intérieure.

Qui donc a décrété que la religion était une voie austère ? Qui a dit que la sagesse et la sainteté excluaient nécessairement le rire, la danse, les bons mots, l’exubérance ? A travers ses propos d’insoumise sur sa quête du divin, Jacqueline Kelen renverse gentiment les tables pour révéler l’essentiel.

Dans une époque morose ou tragiquement soumise aux modes, elle présente des figures toniques, irrévérencieuses ou joyeuses permettant de s’abstraire des bonheurs et vérités obligatoires. Avec notamment Bernanos, Plotin, Catherine de Sienne ou Dietrich Bonhoeffer, cet auteur de plus de trente livres esquisse une aventure spirituelle de la liberté dans laquelle elle s’est embarquée depuis l’enfance et dont elle nous dit ici les étapes significatives. Sur la saveur des gestes simples et des émotions sans fioritures, sur la recherche du vrai indépendamment des chapelles, Jacqueline Kelen entraîne vers des contrées où le coeur est roi, où l’humilité joyeuse au fond de soi permet toutes les audaces.

L’esprit de solitude
Pour l’écrivain Jacqueline Kelen, la solitude représente aussi un état de plénitude qui permet la créativité et le déploiement de la vie intérieure.

La solitude n’est pas l’isolement
"Il y a en chacun de vous une solitude qui est ce que vous avez de plus précieux. Une solitude inaliélable, magnifique, qui est la solitude de l’esprit." C’est sur ces mots que Jacqueline Kelen termine son ouvrage. Ecrivain couronné par les libraires, diplomée de lettres calssiques, elle consacre la plupart de ses livres et séminaires au déchiffrement des mythes de la civilisation occidentale ainsi qu’à l’étude de la voie mystique.

La solitude qui effraie tant ses contemporains parce qu’ils la confondent avec l’isolement, est un cadeau royal aux yeux de l’auteur. C’est elle qui l’a fait tenir debout, avancer, créer, souligne-t-elle dans l’entretien qu’elle a accordé pour RACINES.Pour l’écrivain Jacqueline Kelen, la solitude représente aussi un état de plénitude qui permet la créativité et le déploiement de la vie intérieure.


ALAIN PROCHIANTZ : LE CERVEAU, LA COMPLEXITE

Les matins avec Guillaume Erner - 25 12 2015

Administrateur du Collège de France depuis septembre 2015.
Chercheur en neurobiologie et professeur au Collège de France.
Titulaire de la chaire « Processus morphogénétiques ».

Alain Prochiantz, né le 17 décembre 1948, est un chercheur en neurobiologie et professeur au Collège de France.

Alain Prochiantz continue ses travaux en génétique évolutive du développement et oriente ses recherches vers les aspects physiologiques de ses découvertes moléculaires fondamentales notamment pour la compréhension des processus de plasticité neuronale et de guidage axonal.

Travail sur la "réparation cellulaire". Il n’y a pas de viellissement il y a un corps réparé tout le long de notre vie. Notre corps se régénère tous les ans avec de nouvelles cellules. Nous vivons dans l’oubli de nos corps transformés.


EDGAR MORIN : IL FAUT VIVRE POETIQUEMENT

Les matins avec Guillaume Erner - 25 12 2015

Le bonheur continu n’existe pas. Il y a des petits moments de bonheur !
Le bonheur n’existe pas ... il faut vivre "poétiquement".
Il y a une qualité poétique de la vie grâce à laquelle nous allons trouver des moments de bonheur.

Nous sommes des êtres qui resistons.

En pleine crise de la modernité, il fait l’éloge des nouvelles formes d’association, des fraternités, face à ceux qu’il considère être nos deux grands ennemis : le fanatisme sous toutes ses formes ; et l’incontrôlable pouvoir financier international.
Résistance, poésie, fraternités : "nous sommes confrontés à la vie, et si nous affrontons ça, nous pouvons avoir en supplément des moments de bonheur".


ONCOLOGIE CELLULAIRE ET MOLECULAIRE

Les matins avec Christine Goémé - 11 03 2016

par Hugues de Thé (Collège de France)

Hugues de Thé est titulaire de la chaire Oncologie cellulaire et moléculaire du Collège de France et biologiste de l’Hôpital St. Louis.

Hugues de Thé a travaillé sur les relations entre transcription des gènes et développement des cancers. Après une contribution clef à la caractérisation de "PML/RARA", le gène à l’origine de la leucémie promyélocytaire, il s’est consacré à la compréhension de l’action de la protéine synthétisée par ce gène. Il a en particulier montré que les deux médicaments actifs dans la leucémie promyélocytaire, l’arsenic et l’acide rétinoïque, induisent tous deux la dégradation de la protéine PML/RARA, l’arsenic ciblant la partie PML de la protéine, l’acide rétinoïque sa partie RARA. Il a alors élaboré un modèle original proposant que l’induction de la dégradation des protéines à l’origine des cancers puisse constituer une nouvelle voie thérapeutique. Des essais sur un modèle animal, puis des essais cliniques chez l’homme directement inspirés par ses travaux ont conduit récemment à la guérison définitive de la quasi totalité des patients atteints de cette maladie.

http://www.franceculture.fr/emissions/l-eloge-du-savoir/oncologie-cellulaire-et-moleculaire-entretien-avec-christine-goeme#


REPLIQUES du 12 Mars 2016 POUR MIEUX COMPRENDRE L’HISTOIRE !

"L’homme au dessus des lois « ou le florentin

HALLUCINANTE HISTOIRE DE FRANCOIS MITTERRAND ET LA GRANDE MANIPULATION !

Quelle empreinte politique a laissé son double septennat ?

En septembre 1994, c’est à dire quelques mois avant que s’achève le second septennat de François Mitterrand, Paul Thibaut, ancien directeur de la revue Esprit, publiait dans le débat N° 81 " L’homme au dessus des lois" dont j’ai extrait ces quelques lignes :

"Entre l’intensité de la passion pour le pouvoir et le résultat d’une dizaine d’années de pouvoir sans partage, le contraste est affligeant. Si l’on met à part le discours au Bundestag, réaction apparemment convaincue et certainement pertinente au chantage soviétique, François Mitterrand présente un bilan essentiellement passif. Il a enregistré et utilisé à son profit la mort de la gauche et le déclin de la France sans aller jusqu’à penser ces événements et à essayer de remplacer les capacités défaillantes.Mitterrand aime le pouvoir non le gouvernement.(...)"

22 ans ont passé. De nombreux livres ont paru sur celui à qui son habileté manœuvrière avait valu d’être appelé le Florentin. Deux grandes biographies se détachent et à leurs auteurs Eric Roussel et Michel Winock je demanderai si après enquêtes et réflexions ils réfutent, nuancent ou confirment le jugement émis à vif par Paul Thibaut.

http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Revue-Le-Debat/Le-Debat110 Paul Thibaud, L’Homme au-dessus des lois et Jean Lacouture, Le Grand Turc et la tête de Turc

Intervenants :
Eric Roussel : Ecrivain et journaliste
Michel Winock : historien, écrivain , professeur émérite à Sciences Po

http://www.franceculture.fr/emissions/repliques/sur-francois-mitterrand-0


Marcel Gauchet : "Le malheur est celui de la France pas celui des Français"

Marcel Gauchet sur France Inter

L’historien et philosophe publie "Comprendre le malheur français", une radioscopie d’une société championne du monde du pessimisme... Il est l’invité de Patrick Cohen.

Marcel Gauchet est un historien et philosophe français. Il est actuellement directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales, au Centre de recherches politiques Raymond-Aron et rédacteur en chef de la revue Le Débat (Gallimard), l’une des principales revues intellectuelles françaises, qu’il a fondée avec Pierre Nora en

http://www.franceinter.fr/emission-le-79-marcel-gauchet-le-malheur-est-celui-de-la-france-pas-celui-des-francais


Y a-t-il un malheur français ?

REPLIQUES - ALAIN FINKIELKRAUT - 19 MARS 2016

Comme en témoigne la fortune des mots : "réactionnaire, fasciste, raciste, populiste, identitaire" le temps est revenu en France des anathèmes et des labels infamants. Comme l’écrit Marcel Gauchet dans son dernier livre "Comprendre le malheur français" il règne dans l’espace public un climat hystérique qui empêche d’y faire émerger des diagnostics partagés. Chacun peut le constater il est impossible d’arriver sur quelques sujets que ce soit à des accords sur la réalité à partir desquels on pourrait définir des politiques même opposées mais fondées sur une reconnaissance commune à propos des termes des problèmes à résoudre.

Essayons donc de ne pas nous payer de mot et de poser le bon diagnostic. Je demanderai donc à mes deux invités : Où en est la France ? Comment va-t-elle ? Y-a-t-il un mal particulier qui l’affecte et si oui lequel ?

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http://www.franceculture.fr/emissions/repliques/repliques-du-19-mars-2016-0

Intervenants :
Gilles Finchelstein : directeur général de la Fondation Jean-Jaurès
Marcel Gauchet : Historien, philosophe


Le philosophe Jean-Pierre Dupuy

Jean-Pierre Dupuy : ingénieur, épistémologue et philosophe français

Que peut la philosophie face aux catastrophes ?
Le philosophe Jean-Pierre Dupuy réfléchit à nos attitudes collectives face aux catastrophes, et à la place du sacré dans nos sociétés. Écologie, économie, terrorisme, quelles sont les catastrophes contemporaines ? Comment la philosophie peut-elle nous éclairer ? Et a-t-on besoin de sacré ?

Deux grandes idées traversent les travaux du philosophe Jean-Pierre Dupuy que nous recevons ce matin. Premièrement, face au danger collectif, face à une catastrophe imminente, nous refusons de croire qu’il soit possible qu’elle advienne. Et une fois qu’elle se produit, elle devient banale. Deuxièmement, nous pensons nous être affranchis du sacré, mais ce faisant, nous nous retrouvons sans protection face à notre propre violence. Catastrophes, sacré, violence : autant de réflexions qui peuvent nous aider à penser l’actualité.

Le terrorisme est-il en train de devenir une catastrophe banalisée ? Comment les travaux de René Girard sur la violence et le sacré peuvent-ils nous éclairer ?

Les errements de l’économie montrent-ils l’échec et la violence d’une approche technique de la réalité ? Les chiffres du chômage sont-ils notre nouveau sacré ?

Le réchauffement climatique est-il l’exemple type d’une catastrophe vers laquelle nous courrons, sans vouloir croire qu’elle soit possible ?

Finalement, la philosophie serait-elle aujourd’hui le meilleur moyen d’action ?

http://www.franceculture.fr/emissions/l-invite-des-matins/que-peut-la-philosophie-face-aux-catastrophes

http://www.franceculture.fr/emissions/les-matins/que-peut-la-philosophie-face-aux-catastrophes


INFOBESITE

Le secret des sources - France Culture
Echanges très intéressants sur le trop plein de l’information et le nouveau langage médian du web.

Les médias vont-ils trop vite ? Dans le flot ininterrompu des chaînes d’info et des réseaux sociaux, les journalistes ont-ils encore le temps ?

Ecouter en cliquant sur l’icône France Culture >


LA MECANIQUE DU TRANSHUMANISME

PIECES & MAINS D’OEUVRE

Terre à terre de Ruth Stégassy

Aujourd’hui, c’est un thème à la mode, on en débat, on se forge une opinion. Plutôt pour, plutôt contre... Et si on cherchait plutôt à analyser ce phénomène ?

Avec les rédacteurs de Pièces et Main d’Œuvre (qui ne souhaitent pas être identifiés) : http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=plan

http://www.franceculture.fr/emissions/terre-terre/transhumanisme-0


CONVERSATION PHILOSOPHIQUE SUR L’AMOUR

Répliques - Alain Finkielkraut // le samedi 26 11 2016

Même si on n’est pas né de la dernière pluie et qu’on n’ignore plus rien de la variabilité historique et culturelle des comportements humains, on attend du philosophe qu’il réponde vaillamment :Qu’est ce que l’amour ?
Dans les années 60 du XX° siècle une nouvelle morale sexuelle s’est élevée , a triomphé et gagné peu à peu en ampleur.

On s’est élevé alors et depuis, contre toutes les formes de répression du désir . On a brisé les tabous, dénoncé les interdits, fustigé les peines à jouir. Mais de l’amour il n’était guère question. L’amour était même le grand absent de cette révolution érotique comme l’écrit Octavio Paz dans son essai " la flamme et don double : amour et érotisme ". Ce sentiment qui continuait de vivre sa vie n’avait plus les faveurs des grands discours. Il sort aujourd’hui du purgatoire comme en témoignent 2 ouvrages de philosophie : "Le pas gagné de l’amour " de Paul Audi et "Il n’y a pas d’amour parfait " de Francis Wolff, Prix Bristol des Lumières 2016 catégorie essai.


Ivan Tsarevitch chevauchant le loup gris (Illustration du conte Ivan Tsarevich, l’oiseau de feu et le loup gris, lorsqu’il fuit dans la foret, tenant la belle Helene dans ses bras) •

Intervenants
Paul Audi : philosophe, auteur de ’Créer, introduction à l’esth/éthique’, (Verdier).
Francis Wolff : professeur émérite à l’Ecole Normale Supérieure ULM.


https://www.franceculture.fr/emissions/repliques/conversation-philosophique-sur-lamour


"EN MARCHE"

sur les chemins

Répliques - Alain Finkielkraut // le samedi 03 12 2016
Pour cette conversation avec Frédéric Gros de " Marcher, une philosophie " et Sylvain Tesson qui publie " Sur les chemins noirs ", Alain Finkielkraut a choisi de prendre la formule " en marche" au pied de la lettre.Frédéric Gros,

Ce titre n’est pas un engagement, une profession de foi, un acte d’allégeance. C’est même tout le contraire. Pour cette conversation avec Frédéric Gros, l’auteur de " Marcher, une philosophie " et Sylvain Tesson qui publie " Sur les chemins noirs " , j’ai choisi de prendre la formule " en marche" au pied de la lettre. Il ne s’agit plus par une telle injonction, d’emprunter hardiment l’autoroute de l’histoire mais de la quitter pour les sentiers de randonnée. Il n’est plus question de répondre à l’appel du futur mais d’oublier le progrès et de faire, si j’ose dire, l’actualité buissonnière.

Intervenants
Frédéric Gros : professeur de pensée politique à Sciences-po Paris et directeur de publication des oeuvres de M. Foucault dans la Pléïade
Sylvain Tesson : écrivain-voyageur


FRANCE CULTURE
https://www.franceculture.fr/emissions/repliques/en-marche


REMÈDE A LA MÉLANCOLIE

EVA BESTER - FRANCE INTER
18 décembre 2016

Olivier Rey : "J’ai une intimité et une forme de détestation avec la mélancolie"
C’est un philosophe et mathématicien, Olivier Rey, qui nous livre ses remèdes contre le vague à l’âme ! Auteur de romans mais essentiellement auteur d’essais, Olivier Rey a récemment fait paraître chez Stock : Quand le monde s’est fait nombre.


Quand le monde s’est fait nombre

La statistique est aujourd’hui un fait social total : elle règne sur la société, régente les institutions et domine la politique. Un vêtement de courbes, d’indices, de graphiques, de taux recouvre l’ensemble de la vie. L’éducation disparaît derrière les enquêtes PISA, l’université derrière le classement de Shanghai, les chômeurs derrière la courbe du chômage… La statistique devait refléter l’état du monde, le monde est devenu un reflet de la statistique.


Chargé de recherche à l’Institut d’histoire et de philosophie des sciences et des techniques , on lui doit également les ouvrages suivants : Itinéraire de l’égarement (Seuil, 2003), Une folle solitude (Seuil, 2006) ou encore Une question de taille (Stock, 2014).


Les remèdes d’Olivier Rey

Starship Troopers, Paul Verhoeven
La pratique du karaté, lire un bon livre

Ce qu’on perd, il a fallu qu’auparavant cela nous soit donné. Tempérer la désolation que cause la perte, par la gratitude pour ce qui nous a été préalablement donné
"Les Parques ont fait aux hommes un coeur apte à pâtir" (Iliade, XXIV, 49)
"La vie, la santé, l’amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ?
"Laurence Parisot, alors présidente du MEDEF (Le Figaro, 30/08/2005)
Watt, Samuel Beckett
California dreamin’, The Mamas and the Papas
Les pics de pollution, Michel Houellebecq (album Présence humaine)
Le peintre suisse Ferdinand Hodler

Chose à éviter à tout prix à moins de se noyer délibérément dans la mélancolie :
Aller en boîte

La programmation musicale

California dreamin The Mamas &amp ;amp ;amp ;amp ;amp ; The Papas
You want it darker Leonard Cohen
Darling je vous aime beaucoup Lucy Dixon

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https://www.franceinter.fr/emissions/remede-a-la-melancolie/remede-a-la-melancolie-18-decembre-2016


Les rencontres de Pétrarque - Est-ce la fin des idéologies ? 1992

Sur sa propre ignorance et celle de beaucoup d’autres• Crédits : Pétrarque
"Est-ce la fin des idéologies ?" Il n’y a plus de lendemains qui chantent.

Les politiques pragmatiques, à échelle humaine, auraient chassé pour toujours les systèmes normatifs de naguère, les utopies fondées sur des philosophes de l’histoire, les rêves eschatologiques accouchant de barbarismes inouïs.

C’en serait fini de la politique vécue comme religion. Mais la politique peut-elle se passer de prophétisme, de rêves sociaux et d’idées simples ? Le dépérissement des idéologies n’entraîne-t-il pas une résignation, une acceptation des hommes tels qui ne sauraient changer, et finalement une désaffection générale à l’égard du politique ?

Par Thomas Ferenczi
Avec Gilles Martinet, Antonio Elorza, Daniel Bensaïd, Alain-Gérard Slama, Jean-Claude Casanova, Manuel Azcarate, Alain Finkielkraut, René Rémond, Miguel-Angel Bastanier et Joan Culla
1ère diffusion : 05/08/1992


https://www.franceculture.fr/emissions/les-nuits-de-france-culture/les-rencontres-de-petrarque-est-ce-la-fin-des-ideologies-1